Un séjour au Québec réussi pour le Centre Romero!

Un séjour au Québec réussi pour le Centre Romero!

Quelques nouvelles du séjour d’Eliette et de Yessenia à Québec

De l’idée à la réalité

L’idée d’inviter le Centre Romero au plus grand rassemblement de la société civile a germé en même temps que nous apprenions que la ville choisie était Montréal… Après de nombreux pas à imaginer le projet, nous tenons à remercier tous les donateurs et donatrices qui ont su croire en cette idée et qui ont contribué à ce que cela devienne réalité! Que le Sud vienne au Nord! Inversons l’ordre des choses et proposons-lui un rendez-vous chez nous! Le Centre Romero nous accueille depuis près de 30 ans à Nandaime… c’était à notre tour de lui rendre la pareille.  La campagne de financement menée par Spirale afin de soutenir la participation du Centre Romero au Forum Social Mondial a été un succès. Nous avons amassés 2 100$ pour ce projet grâce à un souper de financement au Galway et à des dons.

Nous tenons à remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cette campagne de financement. Merci du fond du coeur! <3

Forum social mondial du 9 au 14 août

Eliette est restée au Québec du 7 août au 10 septembre 2016. Elle a participé au Forum social mondial à Montréal notamment comme représentante du Centre Romero à une table ronde organisée par Spirale qui traitait de la question suivante : «Comment susciter l’engagement des gens qui vivent une expérience de solidarité internationale?». Cette participation au FSM lui a permis de rencontrer d’autres organismes de partout dans le monde qui luttent pour un monde meilleur.

Enfin, comme elle le mentionne dans son article (lire ici), il a été très inattendu de rencontrer plusieurs anciens et anciennes responsables de groupes ou participant(e)s qui sont passés par Nandaime. Après tout, de revoir ces personnes prouvent qu’ils sont engagés à un monde plus juste et plus équitable, qu’ils sont conscients des enjeux et qu’ils passent à l’action.  Ça fite avec la mission du Centre Romero.  #espoir #solidarité #durable #engagementcitoyen #agir

Table ronde au FSM 10 août 2016

Table ronde au FSM 10 août 2016 – intervenants 

 

Des rencontres, des réunions, des discussions

Eliette a rencontré de nombreuses personnes qui soutiennent la cause du Centre Romero et elle a même eu des cours de français à Sherbrooke avec Louise et Jean.

Cours de français avec Louise

Cours de français avec Louise

 

Arrivée de Yessenia et de Santiago

Yessenia, directrice du Centre Romero, est arrivée à Québec un peu plus tardivement avec Jacques «Santiago» Giroux, soit le 26 août.

Santiago est hospitalité depuis son arrivée à l’Hôtel-Dieu de Québec où il reçoit des soins en chimiothérapie.

Rencontre de partenaires et discussion sur les séjours solidaires

Les deux jeunes femmes du Centre Romero ont participé depuis leur arrivée à de nombreuses rencontres avec l’équipe et le conseil d’administration de Spirale, différents partenaires comme Voyage Tour Étudiant, et ce, dans le but d’assurer la pérennité des séjours solidaires à Nandaime. Elles en ont également profité pour visiter un peu Québec, Sherbrooke, Nicolet…

 

Eliette et Samuel FSM2016

Samuel et Eliette au kiosque de Spirale/Centre Romero

Jessica est une accompagnatrice de groupe du centre d'études collégiales de Charlevoix

Jessica, Eliette et Marie-Ève

FSM 10 août 2016

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Visite de l’île d’Orléans – Yessenia, Maude et Eliette

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Maryse, André et Eliette

Pourquoi participer à la campagne du trente-sous

La campagne du trente-sous… Qu’est-ce que c’est ? Si vous ne la connaissez pas encore et que vous souhaitez soutenir le centre Romero au Nicaragua, suivez ce lien :Campagne du trente-sous

Maintenant, pourquoi participer à cette campagne ? Quelques réponses de Santiago.

  1. Parce que le Centre Romero a perdu cette année une subvention annuelle de 38 000$

«Avec les coupures du gouvernement fédéral, le CC (centre communautaire Romero) ne bénéficie plus d’une subvention de 38 000$ par année… » 

2. Parce que le Centre Romero a plusieurs projets en cours et notre soutien compte pour les mener à terme. Tous ces projets visent le développement d’une société plus juste. 

«Nous avons un grand défi à relever… Ensemble, (je dis bien ensemble), nous pouvons donner au CC son manque pour son travail de formation auprès des enfants, des jeunes et des femmes. Nous avons déjà reçu 10,000$ pour combler notre déficit subventionnel ; il nous faut aller chercher 28,000$ grâce à la « campagne du 30 sous par jour » (10$ mensuellement).Un petit geste de votre part permettra, entre autres, à un enfant de participer aux formations du centre Romero durant 6 mois. Les enfants ont le choix entre participer à un programme de radio, à des groupes de danse et de théâtre. Tous les groupes ont un volet écologique: culture en bac, culture biointensive, recyclage… »

3. Parce que 10$ par mois, ça peut paraître peu… mais, si on se regroupe, pour le centre Romero, ça signifie beaucoup. 

«Sortez votre calculatrice : 10$ par mois X par 12 mois = 120$ par année. Si nous divisons 28 000$ par 120$, ça nous dit que nous avons besoin d’environ 230 nouveaux donateurs mensuels.»

 

203 québécois québécoises ont déjà dit oui à la campagne du 30 sous. Joignez-vous à eux dans une Spirale de solidarité, de justice, d’amitié sociale, de partage. Votre don solidaire donnera des ailes à des enfants, jeunes, femmes sans opportunités en permettant au CC de développer leur pouvoir d’agir individuel, familial et collectif.

Partagez le mouvement et surveillez notre blog pour plus d’exemples de projets et réalisations du CC!

 

Septembre 2015, campagne du trente-sous

Contribuez aux célébrations de Noël à Nandaime!

Contribuez aux célébrations de Noël à Nandaime!

LETTRE DE SANTIAGO GIROUX

Bonjour à vous,

Feliz Navidad a todas y todos.

J’ai bien aimé rencontrer quelques-uns/es d’entre vous lors de mon passage au Québec cet automne. La question qui revient le plus de votre part est : « Comment va ma famille ? »

Les familles se remettent tranquillement des maladies dues aux inondations et aux épidémies qui s’ensuivent. Tout rentre dans l’ordre, sauf le prix des aliments qui ne baisse pas.

C’est pourquoi, en ce début de mois de décembre, nous vous demandons de contribuer aux réjouissances du temps des Fêtes du Centre Romero en choisissant une de ces deux options :

1- Offrir un panier de Noël à votre famille d’accueil ;

2- Soutenir l’organisation de la célébration de Noël offerte aux membres, aux jeunes et aux familles du Centre Romero.

À noter que, pour un panier de Noël, le don minimal est de 25$. Bien entendu, le plus beau cadeau à nous faire reste l’adhésion à la Campagne du 30 sous, qui nous donne de l’espoir pour Noël mais aussi à plus long terme.

Comme par les années passées, nous vous disons : « Réveillonner plus simplement au Québec pour que « ma famille » puisse simplement réveillonner au Nicaragua ».

Abrazos. Santiago.

Vous trouverez l’information pour faire un don par chèque, par carte de crédit ou par virement bancaire dans le site de Spirale.

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Ramer à contre-courant, par Santiago

Ramer à contre-courant, par Santiago

Je suis encore au Québec et je lis avec attention les communications qu’envoient les groupes durant leur stage à Nandaime. J’aime lire que l’accueil de l’équipe du CC et des familles est toujours très chaleureux. C’est important parce que vous, jeunes Québécois/es qui cherchez à vivre des situations où vous voulez mesurer vos forces et surtout vivre un voyage intérieur vers plus de conscience, vous avez besoin de force et pour trouver des forces il faut que vous vous sentiez accueillis/es.

Vos profs, l’équipe du CC, les familles, les enfants du barrio vous accompagnent pour que vos désirs d’aventures exotiques s’accomplissent mais ne vous empêchent pas de vous décentrer et de mettre le cap sur la situation des jeunes nicaraguayens/nes, jeunes comme vous, mais qui n’ont à peine qu’un pourcent (1%) des opportunités que vous avez. Vous décentrer pour comprendre que le fait d’être né au Québec n’est pas seulement une chance pour vous, mais bien une responsabilité…

Je lis avec une grande joie la réflexion de François Maloin de l’école secondaire de Nicolet, sur Facebook :

« Un autre magnifique stage de terminé… 13 élèves qui, maintenant, ne peuvent plus dire qu’ils n’ont jamais vu les inégalités qui perdurent sur cette planète. 13 élèves, qui à leur retour au Québec, devront ramer à contre-courant, pour conserver la flamme de la solidarité qui brûle en eux. Ils ne seront pas seuls car près de 200 élèves de notre école ont vécu sur cette terre d’accueil nicaraguayenne et les attendront pour bâtir avec eux un meilleur monde. Merci aux gens du Centro Oscar A. Romero pour votre présence dans nos vies et merci à la vie pour me permettre de voir nos jeunes se transformer sous mes yeux ».

 

Je me demande : qu’est-ce que « Ramer à contre-courant » ?  Est-ce dénoncer la minorité des puissants qui maintient les structures injustes pour s’enrichir ?  Est-ce lutter contre l’indifférence de la majorité pour « maintenir la flamme de la solidarité » ? Est-ce vous engager individuellement chacun votre milieu ? C’est tout cela, mais prenez conscience que c’est « ensemble » et de « façon organisée » que vous pouvez avoir une force.

 

Ex-stagiaires de Nicolet, Florence Bilodeau Savoie et Samuel Bergeron, deux des 200 élèves de votre école, vous lancent le défi de vous organiser en cellule ou ONG où votre participation simple de 30 sous par jour additionnerait 24,000$ par année pour « bâtir un meilleur monde ». Plusieurs d’entre vous travaillent et pourraient facilement donner un dollar par jour et augmenter votre force de frappe.

 

Ex-stagiaires des quatre coins de la province, « ramer à contre-courant, c’est regarder vos photos de stage non pas seulement pour jouir des émotions que vous suscitent vos familles et les enfants du barrio, mais c’est aussi pour vous motiver à les accompagner à votre tour.

Je vous propose un exercice. Regardez quelques photos de votre stage. Une foule de souvenirs vous montent en tête. Surtout, une foule de sentiments nous viennent au cœur. Eh bien ! Ne restez pas concentrés/es sur vos sentiments. Faites un geste concret pour ceux qui vous ont accompagnés/es durant votre stage : votre famille d’accueil, les enfants et les jeunes du barrio, l’équipe du CC.

Plus de 4,000 jeunes du Québec et d’Ontario sont allés/es en stage au CC. Cette année, nous fêtons le 25e du CC et de Spirale. Quelle belle occasion pour vous joindre à la « campagne du 30 sous » et « construire un monde nouveau ». Main dans la main, Mano a mano. Abrazos.

Santiago.

 

Nouvelles de Santiago

Nouvelles de Santiago

Buenos días amigos y amigas, bonjour les amis et amies, je vous avais promis de visiter pour vous nos familles d’accueil. Ayez un peu de patience : je suis au Québec pour faires des examens. Mais laissez-moi vous dire un mot sur le Centro Comunitario (CC).

L’année 2013, malgré les difficultés économiques, a été pleine de succès tant dans le travail avec les enfants et les jeunes qu’avec les groupes de stage et les familles d’accueil.

2014 est l’année du 25e anniversaire du CC et de Spirale. (Spirale vous fera parvenir notre plan d’action).  Nous espérons vous « insuffler » le courage de choisir la vie, de choisir un autre mode de consommation, de choisir de vous engager davantage dans notre spirale d’entraide pour nous aider, cette année, à faire un virage écologique au CC. Nos nouveaux engagements seront :

–          Développer un projet pilote d’agriculture urbaine et bio au CC et avec un certain groupe de familles d’accueil (culture en bac, légumes, fines herbes, patio feliz).

–          Transformer notre Finca et notre Radio Communautaire en minicentrales électriques grâce à l’acquisition et l’installation de panneaux solaires et réduire ainsi à zéro nos dépenses d’énergie. (Le coût de l’énergie électrique a monté de 73% durant les 5 dernières années au Nicaragua).

–          Quand nous aurons l’argent disponible, nous ferons que chaque famille d’accueil aille son panneau solaire pour baisser ses dépenses d’énergie.

Ensemble, nous pouvons changer le monde grâce à notre nombre. Vous qui donnez déjà, trouvez une ou deux personnes qui s’impliquent dans la campagne du 30 sous ou qui fassent un don et nous doublons notre travail avec les enfants, les ados, les jeunes, les femmes et les familles d’accueil.

Je vous reviens sous peu… à suivre…

Abrazos. Santiago.

Le bain d’Elmer, petit-fils de Ponchito…

Le bain d’Elmer, petit-fils de Ponchito…

Mouille-toi à l’occasion de Noël 2013… Participe… Le Centro Romero a besoin de façon urgente de 100 personnes qui acceptent de donner 100$ directement ou répartis sur l’année et plus pour continuer son travail auprès des enfants, des ados et des femmes. Mouille-toi dans le PIA (participation, identité, affection), l’approche du Centre inspirée du « développement à échelle humaine ».

–          « P » : participe financièrement à notre campagne de Noël

–          « I » : identifie-toi à l’équipe du Centro et deviens un/e investisseur/e

–          « A » : écris une carte d’affection à ta famille d’accueil ou au Centro

Témoignage : le bain de Samuel, étudiant

« Je viens de faire un virement de 400$ à Spirale. J’essaie cette formule cette année pour Noël : j’offre à mes proches un don à Spirale. J’espère juste que ça va leur donner le goût de donner à Spirale par la suite ». Samuel

 

Dire Joyeux Noël aux enfants de Nandaime, c’est leur donner l’opportunité de PIAler.

Selon les médias du Québec, tout le monde dépense plus que prévu dans le temps des Fêtes. Cet appel est dans le même sens : encore cette année, le centre recevra de 400 à 500 personnes à deux reprises. Occasion de partager et d’offrir petits repas et breuvages et « bonbones » lorsque c’est possible pour les enfants.

Vous ne pouvez pas savoir ce que l’on peut réaliser pour et avec les jeunes en cours d’année lorsque nous savons sur combien de fois 10$/mois nous pouvons compter par le biais du groupe Spirale….

FELIZ NAVIDAD Y PROSPERO AÑO NUEvo 

SantiaGO et Serge Gagné du groupe Spirale.

Merci de confirmer votre don par courriel à spirale@groupe-spirale.org.

Les diverses façons de procéder sont indiquées dans la section « Faire un don » du site de Spirale.

 

Une visite chez Doña Pastora

Une visite chez Doña Pastora

Aujourd’hui, nous visitons avec vous la famille de doña Pastora. Combien d’entre vous n’avez-vous pas vécu chez doña Pastora ? Et avec quelle joie !

La famille de doña Pastora est la première famille que j’ai connue plus particulièrement en juillet 1986, juste après mon arrivée à Nandaime. Là, j’avais pointé la jeune Yessenia de 11 ans, élevée par sa grande mère. J’avais décelé en elle sa grande volonté d’engagement, sa forte capacité de mobilisation d’autres jeunes autour d’elle, sa créativité et son goût du risque pour des projets qui paraissaient impossibles aux jeunes de ce temps.

Le dimanche 15 décembre, c’était la piñata de la niña Consuelito qui fêtait sa première communion. Pour la Consuelita, sa première communion a été le grand honneur de manger à la table du Seigneur. La piñata, en ce jour, est une coutume qui permet à la Consuelita de sortir de l’anonymat de la marée des enfants sans droits. Ce jour, elle est « une personne ».

La piñata est une tradition qui vient du Mexique. La forme primitive de la piñata est une boule à 7 pointes. Ces pointes représentent les 7 péchés capitaux : l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure, la gourmandise et la paresse. Le jour de la première communion, les enfants s’engagent à combattre les péchés capitaux comme ils luttent pour rompre la piñata. http://youtu.be/XaDtTJQcVxk

Consuelito est l’arrière-petite-fille de doña Pastora, la petite-fille de doña Consuelo, la fille d’Emma. Sa marraine de communion est sa tante Yessenia qui est actuellement la coordonnatrice du Centre monseigneur Romero. Doña Pastora est la mémoire vivante de la tradition et des valeurs chrétiennes de toute cette grande famille.

La mémoire est importante. L’on raconte que les Aztèques avaient dans leur mémoire que leur civilisation devait mourir quand leur dieu Quetzalcóalt reviendrait sous les apparences d’un homme portant la barbe. Ils ont identifié leur dieu au conquérant espagnol et l’on peut dire que leur mémoire les a vaincus beaucoup plus que les armes de leurs ennemis.

Quelle mémoire as-tu de ta famille d’accueil ? Contrairement aux Aztèques, serait-ce ton manque de mémoire qui te ferait capituler devant un engagement pour changer la vie des enfants, des jeunes, des familles d’accueil ? Le Centre est dans une crise économique. Nous avons besoin de 50 nouveaux « investisseurs » d’ici le 15 janvier, à travers la campagne du 30 sous, dans la formation de los y las Consuelitos qui nous entourent. Et ainsi changer leur vie.

Nous avons besoin de ton soutien pour continuer à changer la vie des enfants, des jeunes, des familles. C’est facile, tu es à un clic d’eux Campagne du 30 sous . Si tu participes déjà, un grand merci pour ta solidarité, mais peux-tu trouver une autre personne qui s’engagerait. Une amie. Une cousine, un cousin. Une tante, un oncle, etc.

Abrazos. Santiago.

Changer la vie des familles du barrio

Changer la vie des familles du barrio

Bonjour à vous toutes et tous, futurs stagiaires, ex-stagiaires, amiEs.

J’avais promis de visiter une famille d’accueil avec vous. Mais je ne savais pas par laquelle commencer. Alors, j’ai décidé d’en saluer quelques-unes pour vous et après, dans des communications postérieures, de les visiter plus en profondeur.

Un des souvenirs de votre stage que vous aimez vous remémorer, c’est bien celui de votre famille d’accueil. Vous êtes-vous demandé pourquoi le souvenir de votre famille d’accueil vous rappelle la joie ? Ce n’est certainement pas le confort ! Ce que vous avez aimé, c’est sans doute l’accueil, les enfants chaleureux, votre maman d’accueil qui prenait le temps de parler avec vous, de vous écouter sans autre raison que la gratuité. Ici la parole qui revient le plus souvent sur les lèvres des gens, c’est bien la parole « alegria », c’est-à-dire joie.

D’un autre côté, pouvez-vous m’expliquer pourquoi, selon l’Indice relatif du bonheur, les 18-24 ans ont été les moins heureux des Québécois en 2012 ? Je « nous » pose la question : « Pourquoi » ? Peut-être parce que, dans notre société moderne du Nord, la pensée scientifique nous a fermé presque toutes les portes du cœur. Peut-être avons-nous oublié l’existence d’une raison émotive, d’une raison sensible ? Je crois que nous pouvons dire que la famille nicaraguayenne pense encore avec le cœur alors que nous pensons presque uniquement avec la tête.

L’on raconte que le psychologue Jung avait demandé à un indigène du Nuevo México pourquoi il pensait que les Blancs étaient fous. L’indigène avait répondu : « Parce qu’ils pensent avec la tête ? » Et Jung de demander : “Et vous, comment pensez-vous? » L’indigène, surpris, avait repris : « Nous pensons ici ». Et il avait montré son cœur…

Et l’on dit que cette rencontre de Jung avec cet indigène avait transformé la pensée du célèbre psychologue. Il avait compris, comme dit Leonardo Boff, que « les Européens avaient conquis le Nouveau Monde avec la tête mais qu’ils avaient perdu la capacité de penser et de sentir avec le cœur et de vivre à travers l’âme ».

Peut-on dire que votre rencontre avec votre famille d’accueil a transformé votre pensée et a changé votre vie ? Le moins que nous pouvons dire, c’est que ce n’est pas facile de changer sa vie en retournant au Québec. Les parents ne disent-ils pas : « Ne perds pas ton temps. Fais ce que tu veux, mais réussis. » Et l’éventail des professions n’est-il pas tellement grand que réussir professionnellement devient une grande pression ? Les jeunes, ne vous sentez-vous pas happés par la logique de cette société de compétition où tout est transaction ? Qu’est-ce que ça va me donner, ça ? Cette expérience, dans mon CV, est-ce qu’elle sera bonne ?

Au Centre, nous travaillons pour changer la vie des groupes d’intérêt que nous accompagnons, c’est-à-dire les enfants, les ados, les jeunes et les femmes des familles d’accueil. Avec le PIA (Participation, Identité, Affection), nous proposons une alternative de vie pour chacun, le projet collectif du Centre (économie solidaire et écologique) et la spiritualité de la création. Nous travaillons aussi avec Spirale à vous proposer, à vous , stagiaires du Québec et du Nord, un changement de vie grâce à un approfondissement de votre projet de vie, à la participation à un projet collectif et à réaliser, comme dit Edgar Morin, que la vie est une aventure intérieure.

Vous pouvez investir dans notre grand projet collectif Spirale-CCOAR (grâce à la Campagne du 30 sous) pour que les groupes que nous accompagnons, dont les femmes des familles d’accueil, puissent aussi changer leur vie. Nouvel appel : plus de 4,000 ex-stagiaires ont vécu dans les familles d’accueil du CCOAR. Si 500 ex-stagiaires/parents/amiEs participaient à la campagne du 30 sous, nous aurions 60,000$ par année pour notre projet collectif éducatif et écologique.

Abrazos,

Santiago

Santiago sur le Mur des célébrités?

Santiago sur le Mur des célébrités?

Aidez-nous à faire inscrire le nom de Santiago Giroux sur le Mur des célébrités de la ville de Beauport ! Nous voulons profiter de sa présence à Québec pour soumettre sa candidature (un peu malgré lui, mais c’est pour la bonne cause).

Au Québec ou au Nicaragua, nous croyons que ses réalisations sont dignes de mention et qu’il a su servir d’exemple à des milliers de personnes par son engagement hors du commun aux côtés des jeunes et des personnes appauvries. Si vous partagez ce point de vue, nous vous invitons à nous expliquer brièvement 1) pourquoi son oeuvre mériterait d’être publiquement reconnue et 2) comment il a pu vous influencer.

Merci de nous envoyer vos mots d’appui avant Pâques, soit par Facebook, soit par courriel. Nous les afficherons dans notre nouveau site Internet et les ferons imprimer pour les joindre au dossier de candidature. (En passant, Jacques -Santiago- Giroux est originaire de Beauport.) spirale@groupe-spirale.org

Rendre possible l’impossible (lettre de Santiago sur la dette du Nord envers le Sud)

Je pars pour le Nicaragua le 21 mars. Je suis au Québec depuis avril 2011. Finie la chimiothérapie et équilibré le traitement pour une neuro-patho-périphérique.  Je suis très content parce que je vais rencontrer une foule d’amiEs réuniEs autour d’un projet. Mais, je suis aussi triste parce que je sais que je vais certainement  rencontrer, de nouveau,  madame Paulina E.D (PED).

Cette dame PED, en 1970, alors qu’elle n’avait que 14 ans, avait emprunté 70 dollars à un certain prêteur de Nandaime, pour faire soigner sa mère. Pour pouvoir remettre l’argent, PED avait dû abandonner  ses études et  commencer à vendre des fruits dans les rues. À chaque semaine, ne pouvant pas gagner suffisamment pour remettre du capital, elle allait porter l’argent des intérêts au prêteur qui avait eu la « bonté » de lui prêter de l’argent pour « l’aider ».

En 2009, je sais que madame PED devait encore 3 545 dollars à cause des intérêts. Elle m’a déjà conté que, durant tout ce temps, elle avait remboursé au prêteur cent dix fois ce qu’elle devait initialement,  c’est-à-dire 7 700 dollars. Madame PED a une histoire incroyable. Son visage me poursuit en tout temps et un sentiment d’injustice face à cette grande inégalité me ronge la conscience.

Avant de continuer à lire, dis-moi ce que tu penses de madame PED?  Que penses-tu du  prêteur? Et que penses-tu de moi qui la connais et qui aurais dû et pu faire quelque chose? Maintenant, je pense que si j’avais donné 30 sous par jour, en 7 mois j’aurais payé le capital.

Eh bien, sache que madame Pauline ED n’existe pas. Elle est une illustration des « pays en développement » (PED). Le prêteur représente les financiers de la planète. Moi, je représente la majorité silencieuse dont ton groupe de stage -et toi, bien sûr- fait partie.

Quelle est la vraie réalité?  Lis attentivement avec moi ce qui suit : « À travers le mécanisme d’accumulation des intérêts, le montant total de la dette des pays en développement (PED) est passé de 70 milliards de dollars en 1970 à 3,545 milliards en 2009. Entre-temps, les PED avaient pourtant remboursé l’équivalent de cent dix fois ce qu’ils devaient initialement » (dans Le Monde diplomatique, février 2012, p. 28).

N’est-ce pas terriblement incroyable?  Que faire dans tout ça? Il ne faut surtout pas que tu te  décourages!    Il faut que tu canalises ton sentiment d’injustice face à ces inégalités dans un projet qui transforme la vie de centaines de jeunes dans la situation de Pauline ED et aussi un projet qui transforme cette relation à la base inégalitaire qui existe trop souvent dans la solidarité internationale, le « Nord blanc qui aide le Sud ».

Travaillons sur un pied d’égalité : un groupe de jeunes QuébécoisEs travaille main dans la main avec l’équipe de jeunes du Centro Comunitario Oscar Arnulfo Romero pour permettre à des centaines de jeunes excluEs de Nandaime d’avoir un avenir dans la vie.

Comment? Tu fais partie de ceux qui ont des privilèges à cause de ces rapports sociaux, comme l’argent, la sécurité, le confort, etc. Même, réalises-tu que tu fais aussi partie du système de surconsommation qui tue la planète? Pour cela, il est important et nécessaire que tu coupes  dans ta consommation et partages pour que d’autres puissent  vivre dignement.

En d’autres mots, il est important que tu vives  plus simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. Joins-toi à la Campagne du 30 sous et deviens un investisseur dans le projet du Centre Romero. Laisse de côté ton sentiment de culpabilité qui ronge ton intérieur et qui est orienté vers toi et le passé. Renforce ton sentiment de responsabilité qui est tourné vers l’action future. Construisons un groupe de 1 000 stagiaires (et parents et amiEs) pour donner au Centro Romero la somme symbolique de 100 000$ par année. Soyons réalistes. Rendons possible l’impossible.

Abrazos.

Santiago