Des nouvelles du Centre Romero – octobre 2018

Des nouvelles du Centre Romero – octobre 2018

À l’occasion de notre brunch-bénéfice, le Père Jacques Giroux a tourné un court vidéo dans lequel il donne des nouvelles du Centre Romero.

Portrait des rénovations effectuées au cours de la dernière année, présentation du projet de jardins scolaires MAREA VERDE avec des jeunes des écoles des quartiers de Nandaime et appel à la solidarité en ces temps plus durs.

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Spirale et la situation au Nicaragua

Spirale et la situation au Nicaragua

[Mot du président du conseil d’administration de Spirale]

Bonjour sympathisantes et sympathisants de Spirale,

Depuis le début des événements qui secouent le Nicaragua, nous avons constaté comme vous toutes et tous que la mort de plus de 200 personnes et les blessures subies par plus d’un millier de citoyennes et de citoyens dans ce pays avec lequel nous entretenons des liens amicaux depuis 30 ans, est une plaie béante difficile à guérir. Notre silence jusqu’ici en était un de réflexion sur les choses à mettre en place pour soutenir le mieux possible notre partenariat historique avec un organisme local qui voit sa mission d’aide et d’animation auprès des enfants et des familles mis en péril par l’impossibilité d’organiser des stages finançant essentiellement cette mission, dans un tel contexte socio-politique, c’est pourquoi nous allons vous exposer, à la suite de ce texte, notre stratégie de soutien dans l’immédiat.

 

Robert Nolet, pour le conseil d’administration de Spirale

[Rétrospective des événements]

Depuis le 18 avril 2018, la situation est alarmante au Nicaragua exposant la population déjà appauvrie à des conditions de vie plus que précaires. Bien que les violences soient concentrées dans certaines villes, notamment Masaya et Managua, le pays en entier est paralysé par la crise sociale qui survient : barrages routiers et routes barrées, approvisionnement limité dans les villes (argent, nourriture, etc.), milliers de mise à pied, peur, deuils…

Deux mois et demi après les premiers soulèvements de la population le 18 avril dernier, le peuple nicaraguayen dresse un bilan macabre : entre 220 et 309 morts (selon cet article de Radio-Canada) vies fauchées jonchent le terrain pavé de ses revendications.

Voici une rétrospective des événements à travers quelques articles qui traitent du sujet pour vous permettre de vous faire une tête sur ce qui se trame.

D’avril 2018 à aujourd’hui…

[Le Monde : Cinq dates pour comprendre la crise ]: https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/06/14/manifestations-meurtrieres-au-nicaragua-cinq-dates-pour-comprendre-la-crise_5315224_3222.html

Juillet 2018

[5 juillet 2018 – La Presse : La rue qui n’a pas peur de son président, un dossier de Marc Thibodeau, journaliste envoyé au Nicaragua] : http://mi.lapresse.ca/screens/da5ab06e-5143-49c8-8d31-1804c8c5f4b7__7C___0.html

 

[Appel à la solidarité ] 

Une stratégie de soutien vous sera proposée par Spirale sous peu. Merci de restez à l’affût.

 

 

Invitation à l’assemblée générale annuelle

Invitation à l’assemblée générale annuelle

Québec, le 6 novembre 2017

Membres, sympathisantes et sympathisants, anciennes et anciens stagiaires, bonjour.

Je voudrais, en tant que président du conseil d’administration du Groupe d’entraide internationale Spirale, vous inviter à entrer avec nous dans notre trentième année d’existence en appui aux causes menées et défendues par le Centre Romero d’une part et, d’autre part, en activités diverses de sensibilisation aux enjeux qui secouent les aspirations ressenties par plusieurs d’entre vous en termes d’identification à une citoyenneté devenue mondiale.

Nous sommes en même temps, après 30 ans, face à des défis qui demandent de plus en plus d’énergie et de vision d’ensemble, car s’il est vrai que «tout est dans toute», il n’en demeure pas moins que ce «tout» est de plus en plus complexe.

Génesis Ortega, Reychel Tinoco y Kiara Quiroz comparten en los juegos educativos.Ainsi, l’Association du Centre Oscar Arnulfo Romero (ACOAR) est engagée dans un processus mettant en relief l’urgence de trouver des solutions durables et soutenables aux problèmes de santé et d’alimentation qui touchent les enfants et les familles de Nandaime. Et, si les astres s’alignent correctement, l’ACOAR pourrait développer et enraciner dans la ville de Nandaime, les premières pousses d’un Mouvement Vert qui s’appuiera alors sur la création de jardins familiaux, de jardins scolaires et d’une ferme-école servant à alimenter en techniques, en formations et en légumes et fruits les personnes et les familles engagées dans cette nouvelle forme de coopération agricole et sociale.

Tout un défi, tout un travail d’éducation au quotidien avec à la clé l’ouverture prochaine d’un comedor (cantine) pour les enfants des écoles du nouveau barrio (quartier) qui regroupe des gens venus de la périphérie rurale de Nandaime, amenés là par la paupérisation de leur terre. Il s’agit donc d’un plan d’ensemble alliant production locale et consommation locale au profit particulièrement des enfants et de leurs familles. Pas besoin de vous dire qu’il existe un certain scepticisme (dans la salle), mais si l’ACOAR est capable de garder les ressources humaines nécessaires à un tel travail grâce à des infrastructures adéquates et des salaires décents, nous pourrions alors parler de sceptiques confondus.

Parallèlement, l’enjeu du financement de l’ACOAR demeure puisque le gouvernement Nicaraguayen ne lui apporte aucun soutien financier et, au contraire, augmente la pression sur l’administration et la gestion des activités du Centre.

Ainsi, sont apparues les entreprises VOLCAMAR et LA SOURCE qui sont des entités créées afin de remettre tout leur profit à l’ACOAR. VOLCAMAR gère l’ensemble des activités générées par les stages alors que La Source gère tous les aspects liés aux immobilisations et à l’amélioration de celles-ci.

Aussi, après avoir travaillé conjointement avec l’ACOAR, nous avons développé une nouvelle façon de faire en sorte que tout groupe voulant faire un stage à Nandaime retrouve dans un formulaire en ligne toute l’information de base utile pour faire une soumission. Nous avons à relancer, cependant, l’ensemble de notre stratégie de promotion, car il y a de plus en plus de joueurs sur le terrain des stages solidaires maintenant.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici dans votre lecture, vous êtes prêtes ou prêts à poursuivre celle-ci en prenant conscience de l’importance de votre apport personnel et collectif que vous pouvez partager grâce à votre présence à notre assemblée générale cette année. C’est une année charnière, comme on dit souvent.

En effet, nous avons besoin :

  1. d’être alimenté dans notre réflexion sur les actions à mener dans les prochaines années autant en soutien à l’ACOAR qu’en activités d’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM);
  2. d’être en mesure de faire un bilan des bons et des mauvais coups permettant d’améliorer notre vie associative, nos rapports avec l’ACOAR et plus largement avec d’autres partenaires ainsi que pour promouvoir les stages;
  3. d’avoir une opinion sérieuse sur ce que nous avons comme objectif concernant la formation aux groupes de stagiaires (Gestion de ses interactions) et plus largement, car nous avons des ambitions d’ECM passablement élevées;
  4. de nous démêler dans les termes et dans les pratiques concernant le don, la charité, la philanthropie, l’acceptable et l’inacceptable.

 

 

Nous considérons que vous avez sûrement des opinions, des propositions, des connaissances à partager sur tous ces thèmes ou l’un ou l’autre d’entre eux, c’est pourquoi vous êtes cordialement invités à participer à notre assemblée générale annuelle (AGA) le 23 novembre prochain à 18h30, au local 1534 du Cégep de Limoilou. L’entrée se trouve sur la 8e avenue (au coin de la 13e rue).

Au plaisir,

 

Robert Nolet

Pour le conseil d’administration de SPIRALE

Spirale, récipiendaire d’une bourse de QUÉBEC PHILANTHROPE!

Spirale, récipiendaire d’une bourse de QUÉBEC PHILANTHROPE!

 

En décembre dernier, Spirale a eu l’honneur de recevoir une bourse de 2000$ remis par la fondation Québec Philanthrope.

Cette bourse a permis de libérer un budget pour les tâches administratives telles que la comptabilité et le secrétariat. En effet, cette aide financière permet de rémunérer le rigoureux travail de Monsieur André Gignac et de Monsieur Michel Bom. (Photo à venir)

Le conseil d’administration de Spirale tientdonc à remercier chaleureusement la fondation Québec Philanthrope.

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Robert Nolet,président de Spirale, a représenté notre organisme lors de cette soirée

 

Lien vers la soirée de remises des bourses : http://www.quebecphilanthrope.org/soiree-de-remises-daides-financieres-aux-organismes-de-la-region/

Pour en connaître davantage sur cette fondation, consultez leur site internet : http://www.quebecphilanthrope.org/

 

 

 

quebec-philantrope-logo@2x

 

Le mythe de l’agriculture naturelle

Le mythe de l’agriculture naturelle

Souvent, les gens pensent que les paysans du Sud font de l’agriculture écologique ou naturelle. Toutefois, cela est un mythe. En grande majorité, au Nicaragua en tout cas, les paysans utilisent des intrants chimiques qu’ils soient fertilisants ou pesticides même s’ils ne sont pas de grands propriétaires terriens.

En effet, les boutiques de ventes de produits fertilisants solubles, d’herbicides et d’insecticides sont nombreux. Ces commerces sont parfois sous une bannière inconnus, mais parfois sous la bannière des géants de l’agroindustrie comme Bayer. Dans tous les cas, les produits en vente ont été développés par Monsanto, Syngenta, Dupont ou Bayer. Les suppléments alimentaires pour les animaux sont aussi en vente dans ces mêmes magasins.

Un agriculteur me disait qu’il utilisait les herbicides parce qu’ils laissent la terre bien propre. Lorsque je lui demande s’il se protège en appliquant ses pesticides, il me répond que « non ». Parce qu’il donne à contrat l’épandage de pesticides à quelqu’un d’autre. Je répète donc ma question. Malheureusement, aucune mesure n’est prise par ce sous-traitant pour épandre les pesticides. C’est la triste réalité rurale.

Comme résultat au Nicaragua un des problèmes de santé les plus commun est l’insuffisance rénnale. 70% des personnes souffrant d’insuffisance rénale sont des agriculteurs. Les pesticides attaquent directement les reins jusqu’à les tuer.

Heureusement, la radio du Centre Romero travaille à conscientiser les populations rurales à ces dangers. Le groupe de mayordomos de la tierra est d’ailleurs très actif au sujet de l’agriculture biologique dans ces capsules radiophoniques.

 

À lire dans la Prensa: http://www.laprensa.com.ni/2003/11/16/editorial/901071-sobre-la-insuficiencia-renal-crnica

De l’eau à la ferme

De l’eau à la ferme

La ferme du Centre Romero est en pleine revitalisation. L’équipe de la ferme a reçu plusieurs formations en agriculture écologique et biointensive. Depuis, elle a mis en place 39 planches permanentes. Un espace d’environ 4000 mètres carrés.

La planche permanente est un espace de culture de 1,20m. par 8m. L’objectif est d’élever la terre suffisamment pour avoir 30 cm de sol meuble qui le reste parce qu’il n’est jamais écrasé par piétinement ou par passage d’une brouette.

Sur ces planches poussent le poivron, le concombre, le melon, l’épinard, le broccoli, l’oignon, le persil, le thym, la sauge, la patate, le quequisque (un tubercule comestible), le haricot, l’hibiscus comestible et le maïs.

Ici, le défi est l’irrigation. Il n’y a pas de culture sans eau. Malheureusement même la saison des pluies a été sèche cette année. Des arbres fruitiers sont morts de soif et le café n’a pas fleuri (pas plus de fruits donc).
Deux puits existent sur la ferme. Le plus récent est totalement sec. Le plus vieux(photo à la une) semble vouloir donner de l’eau de nouveau, mais il doit être « rénové » pour y extraire les accumulations de sédiements qui se sont faits avec le temps et devrait être plus creux pour éviter de s’asécher à nouveau. Cette tâche n’est pas simple et le Centre Romero est toujours à la recherche de la personne qui pourra effectuer cette tâche périlleuse sécuritairement.

Un essai avait été fait pour créer un bassin de rétention d’eau de la pluie de la saion des pluies, mais les trops fortes pluies ont eu raison du barrage qui a céder, libérant l’eau emmagasinée.

En attendant, l’eau municipal arrive à petit débit quelques heures par semaine. Cela permet de remplir un réservoir pour irriguer à la main. Un système d’irrigation goutte à goutte vient d’être installé ce qui permet d’économiser de l’eau et de réduire aussi le temps de travail affecté à l’arrosage. C’est une bonne nouvelle pour les légumes qui poussent! Mais l’eau reste encore la ressource limitante aux projets de la ferme.puits ferme nicaragua

Danza con sus alegrias

Danza con sus alegrias

« Danza con sus alegrias »

« Dansez avec vos joies » raconte une chanson du chanteur Luiz Enrique Ascoy. C’est effectivement avec beaucoup de joies que de de nombreux pieds se font aller au Centre Communautaire Oscar Romero de Nandaime. Les groupes de danses sont ceux qui ont été initiés il y a le plus longtemps au Centre.

Depuis 2014, c’est Fatima qui donne les cours aux 3 groupes différents (2 groupes d’enfants et un groupe d’adolescents). Elle a été formée à l’Université nationale autonome du Nicaragua (UNAN) en danse. Elle a par la suite pratiqué professionnellement les arts dans une compagnie de danse. Elle est aussi passée à l’école nationale de théâtre pour diversifier ses qualifications. En ce moment, elle donne aussi des cours à la Casa de los 3 mundos, à Granada.

 

Grâce à son large champs de compétences, elle intègre à ses cours de danse le folklore, la danse contemporaine, l’acrobatie, les arts et le théâtre. Son chemin lui a aussi permis d’établir de nombreux contacts avec des artistes qu’elle invite à venir donner des ateliers à Nandaime. Elle en profite aussi pour faire des liens entre les évènements artistiques du Nicaragua et ses groupes de danse. On pense par exemple au festival international de danse du Nicaragua où elle espère fort bien faire participer ses élèves cette année.

À Nandaime, les groupes de danse se rencontre pratiquement chaque semaine pour les cours. Ils présentent deux prestations majeurs. Une première en juillet pour l’anniversaire du centre communautaire et une deuxième en décembre pour un spectacle de Noël. Ces spectacles ne sont pas présentés au Centre pour pouvoir accueillir plus de spectateurs. Entre ces deux évènements majeurs, les groupes de danse donnent une prestation à chaque despedida (spectacle d’aurevoir) des groupes qui viennent faire un stage à Nandaime.

Los moyordomos de la tierra

Los moyordomos de la tierra

Les majordomes de la terre, c’est le nom du groupe d’enfants de la radio La Nandaimena du Centre Romero. Ils sont 30 entre 5 et 12 ans partagés en 2 groupes à apprendre et à transmettre des valeurs écologiques et solidaires chaque semaine.

Le groupe est animé par les animatrices de la Radio, Francela et Elvira. Toutes deux organisent différentes activités pour sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement, à l’alimentation saine et à la coopération. Ils et elles jouent, réfléchissent, mais surtout, deviennent des transmetteurs et tranmettrices de messages positifs.Majordomes de la terre

En effet, la radio diffusée bien au delà de la ville de Nandaime rejoint un très grand nombre de population. Les majordomes de la terre construisent des messages de 1 à 2 minutes sur les sujets qui le touchent pour influencer positivement leur communauté. Prenons l’exemple de Dr. Melon personnifié par un des jeunes qui explique les propriétés nutritives du melon. Le message est ludique et son contenu est fort bien documenté.

Les parents sont aussi mis à contribution dans ce projet. Par exemple, à Noël, ils ont joué un compte à la radio qui mettait en scène un père et sa fille. La réalité rejoignait la fiction.

Mais là où les parents jouent le plus grand rôle c’est en écoutant leurs enfants. Parce que tous les enfants le disent: c’est eux qui sensibilisent leurs parents maintenant!

Culture en bac à Nandaime

Culture en bac à Nandaime

Non seulement le Centre Romero cultive-t-il sur son toit, mais plusieurs familles d’accueil ont aussi commencé à cultiver des légumes chez elles.

Deux systèmes sont en place. Ce sont les mêmes qu’on peut trouver sur le toit du Centre communautaire, mais adapté à la grande de la cour arrière des familles. Il s’agit donc d’un mur de bouteilles de plastique récupérées lesquelles sont superposées de façon à ce que les bouteilles du haut dégouttent sur celles du bas pour un arrosage plus facile. Des bacs sont aussi en place et offrent un peu plus d’espace de culture. Ils ont deux étages pour maximiser l’espace. Sur a photo, se cultivent des carottes, des oignons, des betteraves et des épinards.

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L’objectif de ce projet d’agriculture urbaine est de transmettre le savoir de jardinage pour l’autosuffisance aux familles d’accueil du Centre Romero et de les sensibiliser à l’alimentation saine, avec un régime alimentaire qui inclus plus de légumes.

Le Nicaragua et ses volcans

Le Nicaragua et ses volcans

Le Café Tudor est fier de vous présenter une conférence sur le Nicaragua et plus spécifiquement ses nombreux volcans.

Robert Nolet, bourlingueur et amoureux de ce pays, nous partagera ses expériences.

La conférence débute à 18h30, mais nous vous recommandons d’arriver un peu à l’avance pour relaxer, manger, boire et obtenir une place de choix.

Vendredi 20 janvier 2017 à 18h30 au café Tudor

Réservations et infos : 418-914-7370