Spirale, récipiendaire d’une bourse de QUÉBEC PHILANTHROPE!

Spirale, récipiendaire d’une bourse de QUÉBEC PHILANTHROPE!

 

En décembre dernier, Spirale a eu l’honneur de recevoir une bourse de 2000$ remis par la fondation Québec Philanthrope.

Cette bourse a permis de libérer un budget pour les tâches administratives telles que la comptabilité et le secrétariat. En effet, cette aide financière permet de rémunérer le rigoureux travail de Monsieur André Gignac et de Monsieur Michel Bom. (Photo à venir)

Le conseil d’administration de Spirale tientdonc à remercier chaleureusement la fondation Québec Philanthrope.

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Robert Nolet,président de Spirale, a représenté notre organisme lors de cette soirée

 

Lien vers la soirée de remises des bourses : http://www.quebecphilanthrope.org/soiree-de-remises-daides-financieres-aux-organismes-de-la-region/

Pour en connaître davantage sur cette fondation, consultez leur site internet : http://www.quebecphilanthrope.org/

 

 

 

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Le mythe de l’agriculture naturelle

Le mythe de l’agriculture naturelle

Souvent, les gens pensent que les paysans du Sud font de l’agriculture écologique ou naturelle. Toutefois, cela est un mythe. En grande majorité, au Nicaragua en tout cas, les paysans utilisent des intrants chimiques qu’ils soient fertilisants ou pesticides même s’ils ne sont pas de grands propriétaires terriens.

En effet, les boutiques de ventes de produits fertilisants solubles, d’herbicides et d’insecticides sont nombreux. Ces commerces sont parfois sous une bannière inconnus, mais parfois sous la bannière des géants de l’agroindustrie comme Bayer. Dans tous les cas, les produits en vente ont été développés par Monsanto, Syngenta, Dupont ou Bayer. Les suppléments alimentaires pour les animaux sont aussi en vente dans ces mêmes magasins.

Un agriculteur me disait qu’il utilisait les herbicides parce qu’ils laissent la terre bien propre. Lorsque je lui demande s’il se protège en appliquant ses pesticides, il me répond que « non ». Parce qu’il donne à contrat l’épandage de pesticides à quelqu’un d’autre. Je répète donc ma question. Malheureusement, aucune mesure n’est prise par ce sous-traitant pour épandre les pesticides. C’est la triste réalité rurale.

Comme résultat au Nicaragua un des problèmes de santé les plus commun est l’insuffisance rénnale. 70% des personnes souffrant d’insuffisance rénale sont des agriculteurs. Les pesticides attaquent directement les reins jusqu’à les tuer.

Heureusement, la radio du Centre Romero travaille à conscientiser les populations rurales à ces dangers. Le groupe de mayordomos de la tierra est d’ailleurs très actif au sujet de l’agriculture biologique dans ces capsules radiophoniques.

 

À lire dans la Prensa: http://www.laprensa.com.ni/2003/11/16/editorial/901071-sobre-la-insuficiencia-renal-crnica

De l’eau à la ferme

De l’eau à la ferme

La ferme du Centre Romero est en pleine revitalisation. L’équipe de la ferme a reçu plusieurs formations en agriculture écologique et biointensive. Depuis, elle a mis en place 39 planches permanentes. Un espace d’environ 4000 mètres carrés.

La planche permanente est un espace de culture de 1,20m. par 8m. L’objectif est d’élever la terre suffisamment pour avoir 30 cm de sol meuble qui le reste parce qu’il n’est jamais écrasé par piétinement ou par passage d’une brouette.

Sur ces planches poussent le poivron, le concombre, le melon, l’épinard, le broccoli, l’oignon, le persil, le thym, la sauge, la patate, le quequisque (un tubercule comestible), le haricot, l’hibiscus comestible et le maïs.

Ici, le défi est l’irrigation. Il n’y a pas de culture sans eau. Malheureusement même la saison des pluies a été sèche cette année. Des arbres fruitiers sont morts de soif et le café n’a pas fleuri (pas plus de fruits donc).
Deux puits existent sur la ferme. Le plus récent est totalement sec. Le plus vieux(photo à la une) semble vouloir donner de l’eau de nouveau, mais il doit être « rénové » pour y extraire les accumulations de sédiements qui se sont faits avec le temps et devrait être plus creux pour éviter de s’asécher à nouveau. Cette tâche n’est pas simple et le Centre Romero est toujours à la recherche de la personne qui pourra effectuer cette tâche périlleuse sécuritairement.

Un essai avait été fait pour créer un bassin de rétention d’eau de la pluie de la saion des pluies, mais les trops fortes pluies ont eu raison du barrage qui a céder, libérant l’eau emmagasinée.

En attendant, l’eau municipal arrive à petit débit quelques heures par semaine. Cela permet de remplir un réservoir pour irriguer à la main. Un système d’irrigation goutte à goutte vient d’être installé ce qui permet d’économiser de l’eau et de réduire aussi le temps de travail affecté à l’arrosage. C’est une bonne nouvelle pour les légumes qui poussent! Mais l’eau reste encore la ressource limitante aux projets de la ferme.puits ferme nicaragua

Danza con sus alegrias

Danza con sus alegrias

« Danza con sus alegrias »

« Dansez avec vos joies » raconte une chanson du chanteur Luiz Enrique Ascoy. C’est effectivement avec beaucoup de joies que de de nombreux pieds se font aller au Centre Communautaire Oscar Romero de Nandaime. Les groupes de danses sont ceux qui ont été initiés il y a le plus longtemps au Centre.

Depuis 2014, c’est Fatima qui donne les cours aux 3 groupes différents (2 groupes d’enfants et un groupe d’adolescents). Elle a été formée à l’Université nationale autonome du Nicaragua (UNAN) en danse. Elle a par la suite pratiqué professionnellement les arts dans une compagnie de danse. Elle est aussi passée à l’école nationale de théâtre pour diversifier ses qualifications. En ce moment, elle donne aussi des cours à la Casa de los 3 mundos, à Granada.

 

Grâce à son large champs de compétences, elle intègre à ses cours de danse le folklore, la danse contemporaine, l’acrobatie, les arts et le théâtre. Son chemin lui a aussi permis d’établir de nombreux contacts avec des artistes qu’elle invite à venir donner des ateliers à Nandaime. Elle en profite aussi pour faire des liens entre les évènements artistiques du Nicaragua et ses groupes de danse. On pense par exemple au festival international de danse du Nicaragua où elle espère fort bien faire participer ses élèves cette année.

À Nandaime, les groupes de danse se rencontre pratiquement chaque semaine pour les cours. Ils présentent deux prestations majeurs. Une première en juillet pour l’anniversaire du centre communautaire et une deuxième en décembre pour un spectacle de Noël. Ces spectacles ne sont pas présentés au Centre pour pouvoir accueillir plus de spectateurs. Entre ces deux évènements majeurs, les groupes de danse donnent une prestation à chaque despedida (spectacle d’aurevoir) des groupes qui viennent faire un stage à Nandaime.

Los moyordomos de la tierra

Los moyordomos de la tierra

Les majordomes de la terre, c’est le nom du groupe d’enfants de la radio La Nandaimena du Centre Romero. Ils sont 30 entre 5 et 12 ans partagés en 2 groupes à apprendre et à transmettre des valeurs écologiques et solidaires chaque semaine.

Le groupe est animé par les animatrices de la Radio, Francela et Elvira. Toutes deux organisent différentes activités pour sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement, à l’alimentation saine et à la coopération. Ils et elles jouent, réfléchissent, mais surtout, deviennent des transmetteurs et tranmettrices de messages positifs.Majordomes de la terre

En effet, la radio diffusée bien au delà de la ville de Nandaime rejoint un très grand nombre de population. Les majordomes de la terre construisent des messages de 1 à 2 minutes sur les sujets qui le touchent pour influencer positivement leur communauté. Prenons l’exemple de Dr. Melon personnifié par un des jeunes qui explique les propriétés nutritives du melon. Le message est ludique et son contenu est fort bien documenté.

Les parents sont aussi mis à contribution dans ce projet. Par exemple, à Noël, ils ont joué un compte à la radio qui mettait en scène un père et sa fille. La réalité rejoignait la fiction.

Mais là où les parents jouent le plus grand rôle c’est en écoutant leurs enfants. Parce que tous les enfants le disent: c’est eux qui sensibilisent leurs parents maintenant!

Culture en bac à Nandaime

Culture en bac à Nandaime

Non seulement le Centre Romero cultive-t-il sur son toit, mais plusieurs familles d’accueil ont aussi commencé à cultiver des légumes chez elles.

Deux systèmes sont en place. Ce sont les mêmes qu’on peut trouver sur le toit du Centre communautaire, mais adapté à la grande de la cour arrière des familles. Il s’agit donc d’un mur de bouteilles de plastique récupérées lesquelles sont superposées de façon à ce que les bouteilles du haut dégouttent sur celles du bas pour un arrosage plus facile. Des bacs sont aussi en place et offrent un peu plus d’espace de culture. Ils ont deux étages pour maximiser l’espace. Sur a photo, se cultivent des carottes, des oignons, des betteraves et des épinards.

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L’objectif de ce projet d’agriculture urbaine est de transmettre le savoir de jardinage pour l’autosuffisance aux familles d’accueil du Centre Romero et de les sensibiliser à l’alimentation saine, avec un régime alimentaire qui inclus plus de légumes.

Le Nicaragua et ses volcans

Le Nicaragua et ses volcans

Le Café Tudor est fier de vous présenter une conférence sur le Nicaragua et plus spécifiquement ses nombreux volcans.

Robert Nolet, bourlingueur et amoureux de ce pays, nous partagera ses expériences.

La conférence débute à 18h30, mais nous vous recommandons d’arriver un peu à l’avance pour relaxer, manger, boire et obtenir une place de choix.

Vendredi 20 janvier 2017 à 18h30 au café Tudor

Réservations et infos : 418-914-7370

Agriculture urbaine

Agriculture urbaine

L’agriculture urbaine est en train de s’enraciner au Centre Romero en plein coeur du Nicaragua. Ce sont plus d’une vingtaines de plantes légumières qui poussent sur le toit du centre dans des bacs de bois et des bouteilles de plastique.

Parmi les plantes aromatiques poussent le gingembre, l’ail, le persil, le basilic, la menthe, l’origan, la citronnelle et le piment fort “indio”.

Plusieurs verdures poussent les unes par-dessus les autres sur un mur de bouteilles de plastique remplie de terre. Chaque bouteille est percée de façon à ce que son surplus d’eau coule sur celle d’en dessous, ainsi de suite jusqu’à la bouteille la plus basse. Les verdures qui y poussent sont le kale, la roquette, le mizuna, et la moutarde. Mélangées ensemble, ces verdures donnent un mesclun légèrement épicé qui n’est pas très connu ici au Nicaragua, mais qui est de plus en plus apprécié de ceux qui y goûtent.

Sur la photo, Carlos du
Centre Romero qui arrose chaque matin avec attention le “jardin” sur le toit.

Un séjour au Québec réussi pour le Centre Romero!

Un séjour au Québec réussi pour le Centre Romero!

Quelques nouvelles du séjour d’Eliette et de Yessenia à Québec

De l’idée à la réalité

L’idée d’inviter le Centre Romero au plus grand rassemblement de la société civile a germé en même temps que nous apprenions que la ville choisie était Montréal… Après de nombreux pas à imaginer le projet, nous tenons à remercier tous les donateurs et donatrices qui ont su croire en cette idée et qui ont contribué à ce que cela devienne réalité! Que le Sud vienne au Nord! Inversons l’ordre des choses et proposons-lui un rendez-vous chez nous! Le Centre Romero nous accueille depuis près de 30 ans à Nandaime… c’était à notre tour de lui rendre la pareille.  La campagne de financement menée par Spirale afin de soutenir la participation du Centre Romero au Forum Social Mondial a été un succès. Nous avons amassés 2 100$ pour ce projet grâce à un souper de financement au Galway et à des dons.

Nous tenons à remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cette campagne de financement. Merci du fond du coeur! <3

Forum social mondial du 9 au 14 août

Eliette est restée au Québec du 7 août au 10 septembre 2016. Elle a participé au Forum social mondial à Montréal notamment comme représentante du Centre Romero à une table ronde organisée par Spirale qui traitait de la question suivante : «Comment susciter l’engagement des gens qui vivent une expérience de solidarité internationale?». Cette participation au FSM lui a permis de rencontrer d’autres organismes de partout dans le monde qui luttent pour un monde meilleur.

Enfin, comme elle le mentionne dans son article (lire ici), il a été très inattendu de rencontrer plusieurs anciens et anciennes responsables de groupes ou participant(e)s qui sont passés par Nandaime. Après tout, de revoir ces personnes prouvent qu’ils sont engagés à un monde plus juste et plus équitable, qu’ils sont conscients des enjeux et qu’ils passent à l’action.  Ça fite avec la mission du Centre Romero.  #espoir #solidarité #durable #engagementcitoyen #agir

Table ronde au FSM 10 août 2016

Table ronde au FSM 10 août 2016 – intervenants 

 

Des rencontres, des réunions, des discussions

Eliette a rencontré de nombreuses personnes qui soutiennent la cause du Centre Romero et elle a même eu des cours de français à Sherbrooke avec Louise et Jean.

Cours de français avec Louise

Cours de français avec Louise

 

Arrivée de Yessenia et de Santiago

Yessenia, directrice du Centre Romero, est arrivée à Québec un peu plus tardivement avec Jacques «Santiago» Giroux, soit le 26 août.

Santiago est hospitalité depuis son arrivée à l’Hôtel-Dieu de Québec où il reçoit des soins en chimiothérapie.

Rencontre de partenaires et discussion sur les séjours solidaires

Les deux jeunes femmes du Centre Romero ont participé depuis leur arrivée à de nombreuses rencontres avec l’équipe et le conseil d’administration de Spirale, différents partenaires comme Voyage Tour Étudiant, et ce, dans le but d’assurer la pérennité des séjours solidaires à Nandaime. Elles en ont également profité pour visiter un peu Québec, Sherbrooke, Nicolet…

 

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Samuel et Eliette au kiosque de Spirale/Centre Romero

Jessica est une accompagnatrice de groupe du centre d'études collégiales de Charlevoix

Jessica, Eliette et Marie-Ève

FSM 10 août 2016

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Visite de l’île d’Orléans – Yessenia, Maude et Eliette

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Maryse, André et Eliette

Arrêtez le canal du Nicaragua

Arrêtez le canal du Nicaragua

Résumé de l’article de la revue Envío « Canal Interoceánico: “¡Detengan ese proyecto!” »

Image Wikipédia Par Soerfm https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30590504

Image Wikipédia Par Soerfm https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30590504

Une étude d’impacts environnementaux et sociaux a été menée par ERM (Environmental ressources management) pour le gouvernement du Nicaragua pendant 17 mois au sujet du projet de canal au Nicaragua. Le 5 novembre 2015, le projet a été approuvé par le gouvernement nicaraguayen sans même que l’étude ait été publiée. Ce n’est qu’à la suite de l’annonce que les 14 000 pages de l’étude ont été publiées sur internet.

 

Le 19 et 20 novembre, l’Université centraméricaine de Managua (une université privée des Jésuites) a invité 15 experts internationaux à analyser l’étude de 14 000 pages. L’objectif était d’analyser 3 aspects du projet de canal : l’impact sur l’eau et les sédiments, l’impact sur la biodiversité et l’impact socio-économique. Le gouvernement nicaraguayen a défendu les professeurs et étudiantEs des universités publiques d’assister à ce colloque.

 

Les expertEs, après avoir fouillé l’étude, affirment que l’aval donné par le gouvernement répond à des intérêts politiques, mais que la décision n’est pas prise en fonction des avis scientifiques de l’étude. Le président de l’Académie des sciences du Nicaragua fait remarquer que l’étude qui a été faite par ERM spécifie qu’il devra y avoir 7 études supplémentaires. L’approbation si rapide du gouvernement manque donc de sérieux.

 

Tous les scientifiques ont aussi qualifié l’étude de préliminaire et de superficielle étant donné qu’elle fait plusieurs suppositions qui n’ont pas été vérifiées par des études terrain.

 

Un expert a rappelé que les vents particuliers autour du lac Nicaragua provoquent une forte sédimentation qui pourrait avoir un impact environnemental, mais aussi économique en forçant le dragage régulier du canal. Cet aspect pourrait même nuire à la rentabilité du projet.

 

Un économiste a mis en doute les bénéfices socio-économiques en rappelant que le canal de Panama a seulement amélioré l’économie de deux villes dans le pays et que le reste du pays n’a pas vu son taux de pauvreté diminuer.

 

L’étude révèle même qu’il faudra s’assurer qu’il y ait suffisamment d’eau pour que le canal fonctionne.

 

Des questions se posent relativement à la géologie et à la capacité du sol de contenir le canal. De plus, il n’y a aucune réponse aux inquiétudes relatives aux catastrophes climatiques.

 

L’ensemble des scientifiques concluent que l’étude montre bien les risques et les préoccupations qu’il faut avoir à l’égard du projet, mais que le gouvernement en fait fit. Le message qu’ils lancent est « Arrêter le projet! ». Maintenant qu’une étude théorique a été faite, il faudra faire des études sur le terrain.