Notre petite histoire

logo-Spirale-tit-bleuSpirale est né en 1988 avec l’objectif de rendre possibles, par son appui financier et la recherche de partenaires, des projets de coopération dans la région de Granada-Nandaime au Nicaragua, et ce, en partenariat avec le Centre communautaire Oscar A. Romero, qui allait être fondé en 1989.

Pendant les premières années, le noyau de base de Spirale était notamment constitué d’anciens membres d’un groupe de jeunes de Beauport, La Source, qui a réalisé un des premiers « stages internationaux », à la fin des années ’60, en République-Dominicaine. Les autres bénévoles étaient alors des proches de Jacques Giroux (Santiago), Missionnaire du Sacré-Coeur québécois arrivé au Nicaragua en 1985 et ancien animateur de La Source.

1989 : création du centre Romero

PetitCCOARNewCouleurLe tout premier projet financé par Spirale, en collaboration avec Horizons d’amitié, un organisme ontarien, a été la création du Centre Romero afin de rejoindre les jeunes et toutes les personnes appauvries en quête de formation, d’activités socioculturelles et sportives. Au début, le Centre offrait essentiellement des cours de peinture, de dactylographie, de musique, de danse. L’Union des coopératives agricoles (UCA), regroupement déjà existant dans la région de Granada-Nandaime, est aussi devenue un partenaire de Spirale dans un important projet d’irrigation des terres.

Le  projet Reconstruction et Réhabilitation (R&R) a été le deuxième projet important financé par Spirale pour venir en aide aux victimes de l’ouragan Joana (1988), en partenariat avec le Centre missionnaire Oblat,  le Centre missionnaire Ste-Thérèse-des-Capucins, Horizons d’Amitié, l’Association missionnaire Marie-Immaculée (division Ottawa-Hull), le Centre missionnaire Trinitas de Montréal et l’ACDI. . Au total, 380 000$ ont été investis dans ce projet, qui a donné naissance à deux nouveaux quartiers de Nandaime : Modesto Marín et Francisco Estrada. Encore aujourd’hui, ce sont les familles de ces deux quartiers qui accueillent les groupes du Québec.

1991 : début des stages

L’année 1991 a marqué le premier pas pour les stages de sensibilisation à la solidarité internationale.  Spirale a facilité un premier stage d’une durée de six semaines à Nandaime avec des « raccrocheurs » de l’éducation aux adultes du Centre Louis-Joliet de Québec, inscrits au programme Initiative jeunesse du Centre d’étude et de coopération internationales (CECI).

À la même époque, le Nicaragua se relevait de la guerre civile. De nombreuses familles fuyaient le nord du pays et Nandaime a reçu quatre phases de réfugiés-es de la région de Waslala. Spirale et le Centre Romero ont apporté un soutien de base à ces familles déplacées.  Ainsi, des projets de construction de maisons, d’eau potable et de soins de santé ont permis aux familles de la Calera, de San Luis, d’Aguas Agrias, de Isla Zapatera et de San Juan de Mombacho de s’intégrer à leur nouvelle vie.

Les années suivantes ont vu naître de nombreux projets, comme la garderie María Elena Savard. Le Centre Romero a développé son volet santé avec l’aménagement d’une clinique de santé en médecine naturelle, la clinique Ixchelt, et d’une pharmacie populaire.  Des brigades de santé ont été organisées pour donner des soins dans les campagnes. À cette époque a débuté une collaboration avec le groupe états-unien Cell Tech par l’entremise d’un projet de distribution d’algues.

Puis, avec le soutien des Missionnaires de Marianhill, la ferme Vida y Esperanza été achetée et des jeunes ont commencé à y recevoir de la formation sur l’agriculture biologique. Et la Casa Juvenil (maison des jeunes) a été construite pour pouvoir accueillir les jeunes de Nandaime et offrir plus de confort aux groupes du Québec.

En 1995, Spirale a été officiellement enregistré comme un organisme de bienfaisance.

1996 : début du commerce équitable

La même année, un groupe de jeunes du Centre Romero, la Hermandad juvenil, a conçu les premiers bracelets de la solidarité. En 1996, le Centre Romero a financé la création d’un collectif de hamacs. Spirale a alors réellement commencé son commerce équitable. Après une dizaine d’années de développement, où les ventes au Québec ont atteint les 50 000$, cette activité a été tranquillement laissée de côté par Spirale, faute de moyens. Des familles de Nandaime continuent tout de même de produire des hamacs pour les vendre aux groupes de stage.

En 1998, le Nicaragua a été frappé par l’ouragan Mitch. 170 000$ ont été amassés au Québec dans le réseau de Spirale et deux containers ont été envoyés en aide d’urgence. La même année, Jacques Giroux, le fondateur du Centre Romero, a commencé à réaliser des conférences dans les écoles québécoises et chez les partenaires de Spirale et du Centre Romero.

1998 : enfin une permanence

1998 est aussi l’année où Spirale a pu se doter d’une permanence grâce à une subvention salariale de l’État québécois. Pendant trois ans, deux salariées, Kathy et Sonia, ont aménagé le bureau de l’organisme, mis en place différents outils administratifs, développé de façon plus professionnelle les activités liées au commerce équitable, aux stages, à la formation. Avant cela, l’organisme était tenu à bout de bras par une petite équipe de bénévoles.

En 1999, la principale troupe de danse folklorique du Centre Romero, la troupe Xochilt, a participé au Festival des enfants du monde de Beauport (Québec). Un gros défi logistique et financier que de faire venir 20 jeunes du Nicaragua au Québec pour deux semaines.

En 2000, on assiste à Québec à la naissance d’un premier groupe d’après-stage d’une quinzaine de jeunes qui, pendant près de deux ans, ont pu donner des suites concrètes à leur stage au Nicaragua.

À compléter…