Invitation à notre brunch-bénéfice

Invitation à notre brunch-bénéfice

L’équipe de Spirale est heureuse de vous inviter à la quatrième édition de son brunch-bénéfice, le dimanche 26 octobre. Jacques Giroux sera possiblement accompagné d’un guide bien connu des groupes de stage, Carlos Argüello, pour nous donner des nouvelles du Nicaragua et du Centre Romero.

Nous pourrons notamment voir des images du spectacle présenté par l’équipe du Centre Romero en juillet dernier devant plus de 1300 personnes pour son 25e anniversaire. Et nous voulons profiter de l’occasion pour donner un nouvel élan à la Campagne du 30 sous : pourrons-nous atteindre les 1000 participant-e-s cette année?

Prière de confirmer votre présence avant le 22 octobre!

Brunch-bénéfice
Dimanche 26 octobre à compter de 10h
À l’École secondaire François-Bourrin (50, des Cascades, Beauport)
Admission générale : 40$ (reçu d’impôt de 30$)
Contribution minimale : 20$

Offre d’emploi – été 2014

Offre d’emploi – été 2014

Date limite pour postuler : vendredi 13 juin 2014 à midi

Personne recherchée :

Adjoint-e à l’organisation d’une activité de financement festive à l’automne 2014

Description du poste :

Dans le cadre du 25e anniversaire de Spirale et du Centre Romero, la personne engagée devra, en collaboration avec la coordonnatrice :

  • Contribuer à la mise sur pied et à l’animation d’un comité de travail ;
  • Proposer une ou des activités de financement festives au comité de travail ;
  • Planifier l’organisation de l’activité ou des activités retenues ;
  • Amorcer le processus de promotion et de mobilisation en vue de l’activité ;
  • Participer à la vie associative de l’organisme (rencontres du conseil exécutif et du conseil d’administration, contacts avec les responsables de groupe).

Conditions :

  • Durée : 6 semaines de travail pendant l’été (30 h/semaine)
  • Dates de début et de fin à déterminer avec la personne engagée
  • Salaire horaire : 12,35$

Le poste est financé en partie par Emplois d’été Canada. Les personnes qui postulent doivent :

  • avoir entre 15 et 30 ans le 15 juin ;
  • avoir été inscrites à temps plein pendant l’année scolaire 2013-2014 ;
  • compter poursuivre des études à temps plein pendant l’année scolaire 2014-2015.

Critères de sélection et atouts :

  • Bonne maîtrise du français et des outils informatiques usuels (Office)
  • Capacité à travailler en équipe
  • Autonomie, initiative, créativité, flexibilité
  • Connaissance de Spirale, du Centre Romero et de leurs partenaires
  • Expérience dans l’organisation d’activités de financement
  • Ouverture à collaborer avec Spirale à long terme

Prière d’envoyer votre curriculum vitae à Spirale par courriel (spirale@groupe-spirale.org) avant le vendredi 13 juin à midi. Nous contacterons les personnes invitées à une entrevue au début de la semaine du 16 juin.

Une oeuvre en vente au profit du Centre Romero

Pour notre 25e anniversaire, l’artiste-peintre Paul Giroux fait don à Spirale de ses droits d’auteur sur l’oeuvre Une alliance comme mon père. Tous les profits de la vente iront au Centre Romero.

  • Lithographie : 100$
  • Transfert sur toile : 135$

Vous pouvez passer votre commande auprès de Spirale.

Santiago sur le Mur des célébrités?

Santiago sur le Mur des célébrités?

Aidez-nous à faire inscrire le nom de Santiago Giroux sur le Mur des célébrités de la ville de Beauport ! Nous voulons profiter de sa présence à Québec pour soumettre sa candidature (un peu malgré lui, mais c’est pour la bonne cause).

Au Québec ou au Nicaragua, nous croyons que ses réalisations sont dignes de mention et qu’il a su servir d’exemple à des milliers de personnes par son engagement hors du commun aux côtés des jeunes et des personnes appauvries. Si vous partagez ce point de vue, nous vous invitons à nous expliquer brièvement 1) pourquoi son oeuvre mériterait d’être publiquement reconnue et 2) comment il a pu vous influencer.

Merci de nous envoyer vos mots d’appui avant Pâques, soit par Facebook, soit par courriel. Nous les afficherons dans notre nouveau site Internet et les ferons imprimer pour les joindre au dossier de candidature. (En passant, Jacques -Santiago- Giroux est originaire de Beauport.) spirale@groupe-spirale.org

Retour de stage

Retour de stage

Texte d’Annie-Claude Villeneuve

(Voir aussi, plus bas, le texte de Didier Labarre.)

En février 2011, nous avons eu la chance de participer à un stage de sensibilisation au Centre communautaire Oscar Arnulfo Romero, une expérience enrichissante qui  nous a ouvert sur un monde dont nous ne connaissions qu’une infime parcelle. Ce fut une façon de se mettre à l’écoute d’une nouvelle culture et de prendre conscience des inégalités sociales et économiques que notre propre société occidentale ne prend pas toujours la peine de mentionner.

Cette année, nous étions cinq à vouloir vivre un second stage à Nandaime. Trois nouveaux stagiaires se sont joints à notre aventure, ce qui nous a permis d’unir nos forces pour réaliser notre projet, celui de poursuivre le stage entamé en 2011.

Plusieurs nous demandaient (et nous demandent toujours!) pourquoi nous voulions retourner au Nicaragua; aujourd’hui encore, nous avons de la difficulté à répondre à cette question. Cela paraissait une évidence pour chacun d’entre nous, nous sommes revenus en 2011 dans l’idée de perpétuer les valeurs du centre et de faire d’importants changements dans nos habitudes de vie. Peut-être y sommes-nous retournés pour replonger dans cette culture qui nous a tous charmés, ou bien y sommes-nous retournés pour reprendre contact avec ces gens que nous avons tant appréciés ? Bref, quelles que soient nos motivations, elles étaient toutes valables pour renouveler ce stage et revivre l’expérience. Je me souviens des paroles d’une amie, voyant notre étrange difficulté à répondre à cette question : «la passion, ça ne s’explique pas.»

Depuis notre retour, nous n’avons plus le même rapport avec la surconsommation, nous investissons dans le commerce biologique et équitable, nous basons nos travaux de recherche sur le Nicaragua et la consommation responsable, nous participons à la campagne du 30 sous, nous approfondissons nos cours d’espagnol, nous partageons ouvertement nos expériences, et dans le cas de plusieurs, nous prenons part à l’organisation du 25e anniversaire de Spirale et du CCOAR.

Cette implication nous permet de rester en contact avec le centre communautaire même si nous sommes à des kilomètres du Nicaragua. Le 25e anniversaire est également une belle façon de regarder tous les accomplissements du centre communautaire et du groupe Spirale et de remercier chacun d’eux de mettre en place les stages de sensibilisation à la coopération et de bâtir ce pont entre nos deux sociétés qui fondamentalement, ne sont pas si différentes.

Bien sûr, nous avons toujours vivement à l’esprit de retourner à Nandaime; on s’y sent bien et comme chez soi. Nous attendons avec hâte l’occasion parfaite pour mettre au jour un tel projet. Peut-être que ce sera dans le cadre du 25e, qui sait?

 

Texte de Didier Labarre

Tous et chacun, ex-stagiaires avons plusieurs points en commun. Nous avons pris le temps de nous arrêter, de franchir de nombreux kilomètres pour se retrouver à Nandaime, Nicaragua. Nous avons vécu dans le même barrio, fréquenté les mêmes individus, été confrontés aux mêmes découvertes. Chacun a vécu cette expérience différemment.

Toutefois, Si vous demandez à n’importe lequel d’entre nous ce qu’il retient le plus de cette expérience, il vous répondra sans aucun doute tout ce qu’il a appris en si peu de temps : une nouvelle culture, un nouveau mode de vie, une nouvelle langue, tout cela et bien plus. Admirable travail du centro communitario vous ne trouvez pas? Moi, je vous dis que nous y avons trouvé bien plus que ça. De nouveaux amis, de nouvelles valeurs, des réponses à bien des questions ainsi que de nouvelles questions qui ont croisé notre chemin avant, pendant, ou encore à la suite de ce stage.

Mais d’abord et avant tout, nous avons pris le temps de nous arrêter, de franchir de nombreux kilomètres pour se retrouver à Nandaime, Nicaragua; pour se retrouver face à nous même.

Relance de la garderie du Centre Romero

Relance de la garderie du Centre Romero

Le Centre Romero a besoin de nouveaux locaux pour travailler avec les jeunes. Il souhaite rénover et agrandir l’ancienne garderie Marie-Hélène-Savard, à l’abandon depuis une dizaine d’années.

Environ 120 jeunes des barrios Francisco Estrada et Modesto Marín, âgés de 4 à 15 ans, pourront profiter des nouvelles installations et y recevoir des services de garde et d’animation assurés par d’autres jeunes et du personnel du Centre Romero. L’objectif est de leur offrir un espace de participation où ils et elles pourront développer leurs capacités, reprendre du contrôle sur leur vie malgré un contexte difficile.

 Financement du projet

Pour la rénovation complète des lieux puis leur éventuel agrandissement, les frais sont estimés à 30 000$. Pour assurer le roulement annuel de la garderie, les frais sont estimés à environ 20 000$.

Grosso modo, chaque tranche de financement de 2000$ sera utilisée comme suit :1200$ pour les rénovations et l’agrandissement, 800$ pour assurer l’animation et le roulement. (Nous vous enverrons le budget plus détaillé sur demande.)

Bref historique

Le projet de garderie a tranquillement vu le jour en 1992. À cette époque, les Pequeños Amigos (les Petits Amis), une cinquantaine de jeunes de deux à douze ans, se rassemblaient sous un arbre du barrio Modesto Marín (quartier de Nandaime). Le Centre Romero a acheté les locaux de la garderie en 1993 puis, deux ans plus tard, l’a baptisée Guardería María Elena Savard, du nom d’une jeune Québécoise qui a grandement contribué au développement de ce projet.

La leader du groupe, Yessenia Morales, et d’autres adolescents et adolescentes donnaient des cours de préscolaire aux plus jeunes et animaient des ateliers de réflexion sociale et chrétienne pour les plus vieux. Les jeunes pouvaient aussi y apprendre à lire et à écrire et se faisaient encourager à poursuivre leurs études. Selon leurs intérêts, ils et elles pouvaient participer à différents ateliers au cours de la semaine : sur l’hygiène, l’environnement, les nombres, la famille, les valeurs, l’égalité entre les sexes, etc.

Le principe fondamental de la garderie était et restera « que des jeunes y forment d’autres jeunes », autant enfants qu’adolescents ou adolescentes. Le partage des apprentissages, la transmission des expériences et des connaissances, en étaient et en resteront l’axe central.

À noter que les locaux de la garderie ont aussi hébergé d’autres projets du Centre Romero. En 1996, un groupe de femmes du barrio a suivi des cours de production de hamacs et a commencé à y confectionner des hamacs qui étaient revendus aux groupes du Québec ou directement à Spirale. Des jeunes y ont également produit des bracelets, eux aussi revendus selon les principes du commerce équitable.

Au début des années 2000, les activités de la garderie ont progressivement été transférées vers le centre communautaire, qui offrait plus de commodités, plus d’espace et un environnement plus agréable.

Avant tout, la fermeture de la garderie a été causée par le manque de fonds pour assurer une animation soutenue et de qualité aux jeunes. C’est pourquoi le projet de relance de la garderie,  en plus de prévoir la rénovation et l’éventuel agrandissement des lieux, inclut le financement du personnel qui se chargera de l’animation de ses jeunes participants et participantes.

Bilan de l’année 2011-2012 et regard sur 2012-2013

Bilan de l’année 2011-2012 et regard sur 2012-2013

Le Groupe d’entraide international Spirale est un organisme de coeur. Pour y graviter depuis plusieurs années, je peux certifier que l’engagement des administrateurs et des administratrices, mais aussi de nos bénévoles, est sincère et provient d’un profond désir de solidarité et de justice sociale. C’est en ce sens que nous travaillons; c’est en ce sens que nous souhaitons développer l’organisme.

Texte de Louis-Philippe Lizotte

Retour sur l’année 2011-2012
Dans le rapport d’activités, vous trouverez les principaux événements de notre organisme entre le 1er août 2011 et le 31 juillet 2012. D’abord, ce fut une année record pour le nombre de stages et de jeunes ayant goûté à la solidarité Sud-Nord. Le bilan à cet égard est extrêmement positif et nous comptons poursuivre le travail pour initier les jeunes à la solidarité internationale. Nous aurons par ailleurs été en mesure de maintenir nos liens avec le Centre Romero à travers divers projets ponctuels, notamment le PIA et la radio communautaire. Ces projets structurants portent leurs fruits à Nandaime !

J’aimerais également souligner la solidarité que les sympathisants et sympathisantes de Spirale expriment au Québec. Cela prend diverses formes. En premier lieu, par des événements ponctuels tels que le brunch-bénéfice ou notre rendez-vous solidaire très riches en réflexions. En second lieu, par la sensibilisation du grand public, plus particulièrement par le biais de La Voz et la diffusion d’articles et de billets sur les médias sociaux. Et finalement, par l’expression de notre voix lorsque la solidarité est menacée par des lois restrictives telles que celle promulguée au printemps 2012 par le gouvernement provincial.

Le travail effectué cette année était résolument tourné vers l’avenir. Notre programme de formation s’est encore bonifié, nous avons clarifié nos statuts et règlements pour favoriser la participation de nos membres dans nos instances et avons poursuivi la réflexion sur le développement de l’organisme. Bref, nous poursuivons dans la lignée du plan d’action de deux ans adopté et regardons vers l’année du 25e anniversaire avec confiance.

Après 25 ans de solidarité : toujours plus de solidarité
Spirale entamera en 2013 sa 25e année de solidarité avec le Nicaragua. Ce sont 25 ans marqués par de nombreuses et belles réalisations qui servent aujourd’hui de fondations aux prochaines années. D’abord, un constat s’impose : la solidarité est toujours de mise et plus nécessaire que jamais. Elle prend diverses formes dans divers organismes et mouvements citoyens, tant au Québec qu’au Nicaragua ou ailleurs dans le monde. Mais avec 25 ans d’expérience en la matière, Spirale a toujours le désir de partager plus de solidarité et de faire profiter de son expérience en la matière.

Avec en tête la devise « Se découvrir solidaire », Spirale compte poursuivre l’expansion d’un programme de formation plus large et plus complet. La formule du stage à Nandaime demeure un élément phare de ce programme : la formule est éprouvée et gagnante. Il y a toutefois la volonté de mieux structurer et encadrer la formation prédépart. Grâce à la collaboration des responsables de groupe, les stagiaires réussissent déjà à retirer des réflexions personnelles riches et structurantes de leur expérience.

Nous croyons que notre programme a beaucoup à gagner en mettant en commun les activités pédagogiques prédépart et en encourageant le dialogue entre responsables sur celles-ci. Une façon également de soutenir les nouveaux responsables qui s’engagent pour une première fois dans un stage de ce type. Mais, le véritable défi se situe dans une offre de formation après-stage afin de permettre à ceux et celles qui désirent aller plus loin dans la voie de la solidarité de le faire. Cela implique un suivi plus systématique au retour des groupes, mais également la formation de nouveaux groupes. Cette offre sera à développer et à systématiser.

Si la voie de la solidarité est celle sur laquelle nous cheminons, c’est en toute cohérence que nous désirons le faire. D’abord, par la reconnaissance des initiatives solidaires de nos membres et de nos bénévoles. La vie associative de notre organisme est riche de cette solidarité et nous désirons cultiver davantage cette richesse. C’est pourquoi nous parlons depuis quelques années de créer des espaces de travail solidaires, des lieux d’expression de la solidarité qui facilitent la poursuite de notre mission. Ces espaces de collaboration doivent exister pour et par nos membres désirant exprimer leur solidarité envers le CCOAR, mais également envers le Québec.

La voix solidaire ne saurait non plus rester silencieuse. C’est pourquoi Spirale joindra les rangs de l’AQOCI cette année. Ce sera autant pour partager notre expertise que pour collaborer sur des projets et des campagnes plus larges. C’est avec cette volonté de favoriser l’éclosion d’une solidarité globale que nous nous engagerons et collaborerons avec d’autres organisations ayant des missions similaires à la nôtre.

Pour conclure, je ne peux que vous inviter à marcher avec nous dans cette direction, à maintenir votre flamme allumée pour un monde plus juste, pour un monde solidaire. Spirale ne relèvera pas ce défi seul, mais bien grâce aux efforts de tous et toutes. Que ce soit avec nous, au sein de Spirale, que ce soit avec une autre organisation ou un autre mouvement, c’est avec fierté que nous cheminerons ensemble sur la même voie solidaire. Nous ne serons jamais trop nombreux à le faire ; c’est pourquoi Spirale continuera à ce que chacune et chacune puisse « se découvrir solidaire. »

Louis-Philippe Lizotte, président de Spirale

Retour sur l’assemblée générale annuelle 2012

La dernière assemblée générale de Spirale a eu lieu le 24 novembre à Québec, avec une participation de 10 membres.

Un nouveau conseil d’administration y a été élu. Le rapport d’activités 2011-2012, le plan d’action 2012-13 et les états financiers vérifiés y ont été présentés.

Nouveau conseil d’administration

1. Louis-Philippe Lizotte, président
2. Marie-Ève Bibeau, vice-présidente (stages et formation)
3. Simon Pelletier, vice-président (communications)
4. Maude Rodrigue, vice-présidente (vie associative)
5. Samuel Bergeron, vice-président
6. Marina Rousseau, vice-présidente
7.Camille Bourassa, vice-présidente

Guy Boulanger a plus tard été coopté sur le CA comme vice-président.

Points saillants du rapport d’activités 2011-2012

Spirale a permis d’amasser 75 012 $ en dons pour le Centre Romero. La Campagne du 30 sous se maintient à 16 788 $ par année.

294 personnes ont réalisé un stage à Nandaime, ce qui a assuré des revenus de 194 500$ au Centre Romero : un record dans les deux cas. Comparatif :
2011-12 : 16 groupes et 294 personnes
2010-11 : 12 groupes et 164 personnes
2009-10 : 15 groupes et 205 personnes
2008-09 : 13 groupes et 161 personnes
2007-08 : 10 groupes et 163 personnes
2006-07 : 18 groupes et 266 personnes
2005-06 : 20 groupes et 269 personnes
2004-05 : 13 groupes et 191 personnes

Denis et Yessenia poursuivent leurs études au Québec depuis novembre 2011 et devraient les terminer en mai 2013.

30 personnes ont participé à notre Rendez-vous solidaire le 11 novembre 2011, la veille du brunch-bénéfice qui a rassemblé 120 personnes.

Deux jeunes du Centre Romero, Francela et Mauricio, sont venus passer deux semaines à Brockville et à Sherbrooke dans un échange interculturel.

Assemblée générale annuelle 2012

Samedi 24 novembre : assemblée générale annuelle de Spirale (au 798, 12e Rue, Québec, de 13h à 16h)

Ce sera l’occasion de faire le bilan de 2011-2012 et de planifier 2012-2013, particulièrement en vue du 25e anniversaire de Spirale.

Merci de nous confirmer votre présence. Nous vous ferons alors parvenir les documents nécessaires.
L’assemblée générale annuelle, c’est aussi l’occasion de renouveler votre membership pour confirmer votre appui à Spirale. Vous pouvez maintenant remplir un formulaire d’adhésion en ligne.

La loi 78 Ou Bien diviser pour mieux régner

La loi 78

Ou

Bien diviser pour mieux régner


Le Groupe d’entraide internationale Spirale œuvre en solidarité avec son partenaire le Centre communautaire Oscar A. Romero (CCOAR) pour l’émergence d’un monde plus juste, tant au Sud qu’au Nord. Notre mission est autant de soutenir des initiatives de notre partenaire que de sensibiliser la population d’ici aux grands enjeux de la solidarité internationale. Pour ce faire, nous avons entrepris et incité des milliers de jeunes du Québec à développer leur pouvoir d’agir et à s’investir socialement pour l’éclosion d’une société équitable, ouverte d’esprit et solidaire. Notre mission est d’unir et de solidariser.

L’adoption récente de la Loi 78 nous bouleverse tout particulièrement. Celle-ci heurte de plein fouet plusieurs principes qui nous sont chers et qui sont contraires à la philosophie et à la mission de Spirale. C’est pourquoi nous croyons important de joindre notre voix à celle de nombreuses autres associations qui condamnent la Loi 78 et la logique répressive qui a mené à son adoption.

Vous trouverez dans les paragraphes suivant notre réflexion sur les effets pervers de la Loi 78 et qui a mené à une prise de position unanime des administrateurs et des administratrices du Groupe Spirale.

 

Loi 78 : les associations étudiantes menacées

La loi sert la position gouvernementale en visant à décomposer le mouvement étudiant et, avec lui, le pouvoir associatif de toute une génération. Elle donne le pouvoir au ministre de l’éducation en place de couper quasi arbitrairement les fonds, les locaux et le matériel sans lesquels les associations étudiantes ne peuvent survivre.

Cette cessation vaut pour une période égale à un trimestre par jour ou partie de jours durant lequel il n’a pas été possible de dispenser les services d’enseignement en raison de ce manquement.

Une association s’est-elle rendue coupable, aux yeux du ministre, d’omettre d’empêcher un de ses membres de ralentir la reprise des cours, celui-ci peut ordonner que lui soient coupées les vivres. Il n’y a, à toutes fins pratiques, aucun moyen de s’assurer que le ministre ne procède pas à ces démantèlements pour des motivations politiques.

La Loi 78 prévoie des sanctions qui menaceront la viabilité de ces associations dûment constituées et reconnues comme interlocuteurs légitimes par les institutions d’enseignement et les gouvernements depuis la création du réseau universitaire québécois. Elle assimile et réduit les associations étudiantes à des groupuscules porteurs de conflits.

Pourtant, le rôle des associations étudiantes ne se résume pas à mobiliser en cas de conflit, bien au contraire. Certaines soutiennent par exemple les mères monoparentales qui doivent conjuguer études, travail et famille en leur octroyant des bourses. Soulignons également que les associations offrent aux étudiants des services fondamentaux et essentiels pour la correcte défense de leurs droits au sein des cégeps et des universités. Cette mission ne se résume donc pas à prendre parfois position politiquement, et dans ce cas-ci à s’opposer à la hausse des droits de scolarité.

Le droit d’association est un fondement des sociétés démocratiques. Le pouvoir de s’associer afin de faire progresser des idées est non seulement légitime, mais encore souhaitable pour le développement de toute société. Le droit associatif est reconnu par la Charte des droits et libertés, il est nécessaire pour que chacun puisse se prendre en charge et contribuer au sort de sa communauté, afin de faire reculer les injustices, afin de briser l’individualisme et de faire de l’individu un citoyen.

 

Loi 78 : sexprimer et se faire entendre nest pas une menace à la sécurité

Le pouvoir de désunir les étudiants mène à celui de démunir les étudiants. La loi 78 donne la possibilité au ministre de priver arbitrairement les étudiants des ressources essentielles à la protection de leurs droits et des moyens de s’entraider, de les priver de leurs moyens de parole et d’expression, de transformer la population étudiante en une masse muette d’individus désorganisés et vulnérables. Pour se faire, cette loi cible notamment la tête du mouvement étudiant, c’est-à-dire ses leaders et ses organisateurs. Les amendes particulièrement salées prescrites aux porte-paroles, aux dirigeants, aux représentants étudiants, aux associations, et aux fédérations d’associations étudiantes qui contreviendraient à la loi 78 sont des exemples particulièrement éloquents de cette tentative de guillotiner le mouvement étudiant.

Les manifestations, maintenant souvent privées d’organisateurs, sont presque systématiquement déclarées illégales. Sans organisateur, en effet, aucun trajet ne peut être remis huit heures d’avance à la police. Le corps policier gagne par conséquent un pouvoir discrétionnaire sans précédent sur chaque manifestant présent sur les lieux.

Sans tête, un corps n’a pas de voix ; on peine à entendre son message, particulièrement dans les hautes sphères décisionnelles. Sous les pluies d’arrestations, on ne distingue plus le mouvement social pacifique et articulé de l’émeute. On peut alors justifier son intransigeance par l’apparente menace à la sécurité que porte le mouvement étudiant.

La Loi 78 ne résorbera pas les tensions sociales que nous connaissons. En restreignant encore davantage les plate-formes susceptibles de porter voix et message, en criminalisant les multiples voix pourtant parfaitement légitimes des étudiants, elle n’arrivera qu’à les accentuer.

 

Loi 78 : le choix collectif devient individuel

Le mouvement étudiant a bâti un rapport de force avec le gouvernement sur la base d’un choix collectif : celui de la grève. Le mécanisme de ce rapport de force repose sur la certitude que les heures de cours manquées au profit d’une grève seront reprises. Se priver temporairement de ses cours vise à établir un rapport de force basé sur le temps, la durée ; plus les jours s’écoulent, plus le risque de devoir annuler la session s’agrandit, issue que le gouvernement veut et doit éviter à tout prix. Voilà comment le mouvement étudiant peut exiger des négociations d’un gouvernement dont la «porte» leur est «toujours ouverte». Voilà aussi pourquoi le cœur de la loi 78 consiste à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que les cours qui devaient être dispensés à l’hiver le soient.

Le gouvernement insiste : sa loi n’empêche personne de se priver de ses cours et donc de manifester son opposition à la hausse des frais. Ceux qui voudront suivre leurs cours, cependant, le pourront. En d’autres termes, la loi transforme la grève étudiante, issue des délibérations entre les membres, en ce fameux «boycott» individuel.

Il faut voir ce qui en résulte : le temps, qui jouait auparavant contre le gouvernement, pèse désormais sur les épaules des contestataires, qui voient de semaine en semaine qu’ils prennent d’importants retards sur leurs camarades de classes. Ils risquent l’échec. Le gouvernement, par la loi 78, tente de prendre possession de la force que confère la durée du conflit. Ultimement, cela permet de garder la porte «ouverte» très, très, très longtemps.

Le gouvernement se sert de l’individualisation du conflit pour inverser le rapport de force entre lui et le mouvement étudiant.

 

La Loi 78 : une atteinte à la solidarité

En unissant leurs forces, les étudiants ont su se faire entendre en articulant un discours argumenté et rationnel contre la hausse des droits de scolarité. Les étudiants et les étudiantes, par la coopération, la discussion et par d’énormes sacrifices de temps et d’argent, ont construit un mouvement d’une ampleur inégalée au Québec.

Pourtant, le gouvernement libéral nie l’importance et la légitimité d’un tel mouvement ; il préfère déployer la force répressive de l’état plutôt que d’accepter de discuter de bonne foi.

Cette attitude nous apparaît non seulement néfaste, mais également porteuse d’un message extrêmement dangereux : «la solidarité n’est pas un principe que nous désirons voir émerger au sein de la société québécoise.»

Pourtant, cette solidarité est précieuse. Elle rend possible ce qui semblait impossible. Les projets collectifs qui émergent de la solidarité sont porteurs d’un avenir meilleur. Nos actions, même sur une petite échelle, en témoignent depuis 25 ans.

 

Le Groupe d’entraide internationale Spirale condamne

Nous condamnons la loi 78 pour les atteintes graves qu’elle porte à plusieurs droits fondamentaux reconnus : la liberté d‘expression, le droit d’association et le droit de manifestation. Une démocratie saine ne peut se priver de citoyens capables d’exercer leur liberté politique. Rappelons que même les libertés individuelles, tant louées par les philosophies libérales, sont inséparables de la capacité du citoyen à exercer sa liberté politique.

Nous condamnons la logique répressive dont la Loi 78 est l’incarnation la plus tangible. Nous croyons que le dialogue, plutôt que la force, constitue la voie à suivre dans toutes sociétés démocratiques modernes. Nous voulons construire ensemble plutôt que d’assister à une polarisation malsaine du conflit.

Nous condamnons les atteintes à la solidarité. Nous croyons que la solidarité favorise l’émergence de projets de société justes et équitables.

En terminant, nous tenons à rappeler qu’une éducation accessible à tous ne se traduit pas seulement par la possibilité d’entrer physiquement dans une classe. L’éducation doit être accessible à chacun indépendamment de sa situation sociale et économique.

Nous croyons qu’une éducation accessible passe inévitablement par une solidarité sociale à grande échelle.

Vivons plus simplement, pour que d’autres puissent simplement vivre.

 

Le conseil d’administration du Groupe d’entraide internationale Spirale.