Forum citoyen à Nandaime

Forum citoyen à Nandaime

Le Centre Romero a organisé un forum citoyen de 2 jours avec les enfants et adolescents de Nandaime en Novembre 2013. Le premier jour était réservé aux enfants alors que le lendemain, c’était les adolescents qui avaient le droit de parole.

Au terme des discussions et échanges, les 70 participants ont relevés quelques points importants pour eux: ils ont des aspirations professionnels et espèrent améliorer leur conditions de vie. Ils souhaitent que Nandaime ait des rues propres, sans violence ni drogue, sans maltraitance des enfants. Ils ont aussi exprimé leur désir d’avoir des espaces récréatifs, et des espaces d’expression pour être écoutés avec des opportunités d’éducation.

Bref, il n’y a pas de doute que les jeunes du forum prennent conscience de leur rôle de citoyens à Nandaime!

*Tiré de la Rayuela, 5e édition

Chanter pour la Nandaimeña

Chanter pour la Nandaimeña

La Nandaimeña est certainement le projet du Centre Romero (CCOAR) qui a la plus grande portée sur la communauté de Nandaime. Les différents programmes de la radio sont orientés sur plusieurs axes : l’information d’actualité, l’éducation et la sensibilisation et la culture locale.

 

À son retour du Nicaragua, Maude Marcaurelle a eu la brillante idée d’unir son engagement pour les femmes du monde, sa solidarité avec la Nandaimeña et son talent musical pour produire un disque, Akoustik’O’Rebellion dont les profits ont été versés à la radio.

 

Quelques années plus tard, Maude récidive avec un deuxième album : Le cri de l’opprimé. Le principe est toujours le même : chanter pour dénoncer, chanter pour être solidaire, chanter pour faire la différence.

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Ce genre de projet a beaucoup de répercussion parce qu’avant tout, les textes engagés des chansons contribuent à sensibiliser l’auditoire. On ne le dira jamais assez, mais la sensibilisation, c’est le début de l’action, le début d’un changement. En plus de cela, les profits de l’album étaient remis à la Radio pour le maintien de ses activités qui, on l’a dit, sont d’une grande valeur pour la réalisation de la mission du CCOAR.

 

Les projets comme les deux disques produits pour la radio ont aussi l’avantage d’offrir une vitrine au CCOAR dans les médias. Les évènements originaux attirent des gens que Spirale ne pourrait pas rejoindre autrement. C’est une façon d’élargir notre réseau solidaire.

 

Quand on revient du Nicaragua et qu’on veut agir, tout est possible, il suffit d’entreprendre selon nos talents, nos intérêts et notre indignation devant l’injustice! Le lien avec le CCOAR au retour n’est pas obligé de passer par un chèque de 30¢ par jour… Il y a 10 000 façons de nourrir une relation nord-sud avec le Centre Romero, il faut juste OSER comme Maude l’a si bien fait!

 

Écoutez quelques extraits :

http://www.myspace.com/genrradical

http://www.myspace.com/projetdissidence

De jeunes leaders terminent leur formation à Nandaime

De jeunes leaders terminent leur formation à Nandaime

Source: Francela Briceño, La Nandaimeña

Au terme de 9 mois de formation, des jeunes du Centre Romero ont terminé en avril 2013 une formation sur le leadership chez les jeunes. La formation avait lieu deux jours par mois et abordait des thème comme la famille, les activités ludiques (le jeu), la créativité, la transformation sociale et la spiritualité. Les participants ont reçu des outils et des connaissances pour mener leur projet de vie de façon positive.

La formation était donnée en collaboration entre le CCOAR et le Centro Ecuménico Antonio Valdivieso de Managua. Une deuxième phase est prévue afin d’appliquer les connaissances acquises dans la communauté avec d’autres jeunes… C’est à suivre!

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Les pluies causent la perte des récoltes de haricots rouges

À Nandaime les cultivateurs ont perdu près de 100 acres de haricots rouges à cause des pluies incessantes, selon le rapport de Marcos Pavón ingénieur technique de l’Institut nicaraguayen de technologie agricole (INTA). Read More »

Une maison centenaire de Nandaime s’effondre

“Un taureau ne m’a jamais fait de mal, mais ma maison oui”, et a exprimé la célèbre torera de Nandaime, Ana Gil Reyes Acevedo, 78 ans, dont la maison s’est effondrée à la suite des dernières pluies. Read More »

Un appui aux sinistrés

Le Centre Communautaire Oscar Arnulfo Romero est solidaire envers les familles qui ont été évacuées à l’école Santa Fé. Utilisée comme refuge, elle est le refuge de 83 personnes sinistrées et qui sont pour la plupart des enfants et des femmes. Read More »

Les enfants vulnérables aux maladies pendant la saison des pluies

Traditionnellement, les rues de Nandaime se remplissent d’eau lors des pluies prolongées et sont utilisées par les enfants pour jouer, mais aussi comme salle de bain public, en ignorant ainsi les problèmes de santé causés par les infections de toutes sortes. Read More »

Encore de la pluie : Une rivière déborde à Nandaime

Au total, 72 personnes ont été évacuées, selon Sebastian Martinez, coordinateur du quartier et Oscar Turcios responsable de l’hébergement.

La situation que nous vivons dans la communauté El Plantel est difficile puisque les latrines sont inondées et les maisons sont remplies de boue. Les gens vivent un calvaire sous un ciel gris et pluvieux, et ce, depuis dimanche dernier soit le 5 octobre.

Trente-sept familles ont été touchées, selon Julio Cruz Mojica dirigeant de la communauté. Six familles ont été relocalisées à l’école Santa Fe dans le quartier Oscar Turcios.

Les pluies sont causées par la persistance d’une faible dépression au dessus Nicaragua associée à la zone de convergence intertropicale qui se situe sur la côte du pacifique du Nicaragua et au Sud.

Toute la journée de dimanche dernier, les courants très forts ont emporté tout ce qui était dans son chemin. Les villes de La Barranca, The Edge et de Granadilla se sont retrouvées isolées puisqu’elles sont situées de l’autre côté du ruisseau.

Le lieutenant-colonel Abel Zapata, chef de la défense civile de Grenada, et le maire de Nandaime, Agustin Chavez, ont visité les lieux en milieu d’avant-midi pour commencer les travaux de sauvetage et d’évacuation.

Les personnes touchées

Elena Lopez, une résidente de El Plante et qui a été évacuée, a demandé au gouvernement municipal d’être relocalisée ailleurs où il n’y aurait pas de danger puisque « vivre sur les rives de la rivière Arroyo est un danger. »

Dans les lieux d’hébergement, les familles touchées vivent sans électricité et dorment sur le sol, sans matelas. Les familles évacuées reçoivent l’alimentation qui est actuellement octroyée aux enfants dans le cadre des petits déjeuners scolaires, et ce, avec l’autorisation de l’état du Nicaragua. Une fois la situation d’urgence passée la banque alimentaire sera reconstituée afin de ne pas affecter le petit déjeuner scolaire habituel des enfants.

Toujours dans la communauté d’El Chorizo, la rivière Arroyo a inondé la plupart des maisons du quartier. Sur les murs des maisons, il est possible de voir les marques qui indiquent jusqu’à quel endroit l’eau est montée.

On réclame de l’eau

Les résidents et résidentes de la communauté d’El Chorizo ont souligné à La Nandaimeña qu’ils ont besoin d’eau potable, car les puits sont contaminés.

Cette communauté compte environ 60 familles. Selon Dona Maria de los Angeles Poveda, les gens doivent se rendre à Nandaime pour trouver de l’eau potable, où parfois ils doivent débourser jusqu’à 10 córdobas pour une cruche. D’autres personnes doivent se rendre à El Manchon pour puiser de l’eau, puisqu’aucune des autres communautés n’a de l’eau potable.

Le ruisseau s’élargit chaque année

Le ruisseau s’élargit d’année en année à cause des forts courants, cette année cette situation est encore plus observable sur certaines parties de la rivière.

À l’entrée des communautés Pital 1 et 2 et également près de la communauté la Laguna, le courant a fait avancer la rivière jusqu’à 50 mètres de la route principale, ce qui rend la route impraticable et en laissant en même temps ces communautés dans l’isolement.

Juan Francisco Rodriguez, résident de la communauté Pital, a déclaré à Radio La Nandaimeña qui voulait traverser la rivière, avec son vélo sur l’épaule, mais il a été traîné par les forts courants. Il a ensuite dû abandonner sa bicyclette sur un banc de sable pour nager et sauver sa vie.

Les gens vivant autour de la rivière ont fait appel aux autorités locales pour qu’ils essaient de freiner l’extraction du sable autour de la rivière à des fin de commercialisation. Ce qui freinerait le débordement de la rivière Arroyo qui s’élargit un peu plus chaque jour.

Auteur : Giovanni Sevilla

Collaboration spéciale : Eliette Mejía

07/10/2008

Il pleut sans cesse… Nandaime est ébranlée!

La municipalité de Nandaime a été gravement touchée par les deux dernières tempêtes tropicales, les numéros 35 et 36, qui se sont installées sur le territoire, endommageant les routes des communautés rurales et l’autoroute panaméricaine.

Dans les communautés rurales entourant Nandaime, le pont de la rivière « La Calera » s’est effondré suite aux inondations. Les résidents ont dû improviser un pont à l’aide d’arbres tombés et qui avaient été balayés par les courants, afin de ne pas rester dans l’isolement.

Sur la route panaméricaine, le pont connu sous le nom de « El Arroyo » a subi de graves dommages. Des glissements de terrain ont aussi mis en danger la vie des conducteurs. Cette route est principalement empruntée par les véhicules lourds.

Le pont « El Arroyo» situé au kilomètre 55 sur la route séparant Nandaïme et Granada a été mis en ruines par le déplacement du sable qui l’entoure, ont commenté des résidents locaux.

Le nombre de familles touchées par l’effondrement du pont dans la communauté de « La Calera » s’élève à soixante. Ils sont toujours en attente d’une aide d’urgence. « Les représentants des comités d’urgence de Nandaime et de Santa Teresa ont promis de réparer le pont ensemble, mais jusqu’à présent, rien ne se passe », affirme Jose Daniel Romero, un résident de la région.

Une autre communauté affectée par les inondations est la « Breñas 2 », située à deux milles au nord de Nandaime. « Les habitants ont perdu leurs ustensiles de cuisine et leurs animaux domestiques », dit Dona Petrona López une résidente touchée.

Les communautés de « La Orilla » et « La  Barranca » ont été isolées pendant plus de deux jours, puisque les routes y étaient impraticables. Les résidents de la région se sont organisés et ont utilisé de la terre, des débris de construction, et des branches d’arbres à remplir les trous et résoudre le problème.

Les tempêtes tropicales et les lourds orages qui sont maintenant d’intensités normales ont aussi causé d’autres dommages. Une personne de la communauté de « Las Breñas » a été brûlée au deuxième degré et est actuellement hospitalisée. Puis, l’émetteur de la radio la « Santa Ana » a été endommagé par la chute de branches d’arbres.

Au coeur de Nandaime, les habitants ont été emprisonnés chez eux à plusieurs reprises par les forts courants qui passent dans les rues principales. Les courants sont parfois tellement forts qu’ils importent les véhicules légers. Pour ce qui est des taxis, ils ne s’aventurent généralement pas dans les courants.

Dans le quartier « José Dolores Estrada », connu sous le nom de la « Quinta Catalina », les rues sont en mauvais état à cause des fortes averses et empêchent l’entrée des véhicules en cas d’urgence. Selon l’ingénieur Luis Cuadra, chef de projets à la mairie, la réparation des rues sera effectuée avant l’arrivée de l’hiver.

La construction d’égout, serait-elle la solution?

Pour de nombreuses personnes, comme Jose Calero, la solution aux inondations qui touchent régulièrement Nandaime serait de construire des égouts, un projet dont plusieurs rêvent depuis l’époque du président Anastasio Somoza.

Le député du département de Granada, Norman Zavala, a déclaré à Radio La Nandaimeña qu’il négocie devant l’Assemblée nationale un investissement de 6 millions de dollars pour la construction d’un système d’égout pour l’an prochain. Cette subvention aurait déjà été approuvée par la Banque interaméricaine de développement (BID)

Et le comité d’urgence?

Nous avons consulté avec Alberto Carrillo, actuel président du comité d’urgences municipal sur l’impact de la saison des pluies sur la municipalité de Nandaime. Il a déclaré que “rien ne s’était passé ici. Quelques maisons ont vu leurs murs détrempés, mais sans plus. Le pont de « La Calera » a déjà été réparé par les résidents, qu’avons-nous à faire de plus? “.

Auteur : Giovanni Sevilla

06/10/2008