Un membre de Spirale au Forum social mondial de Tunis!

Grâce à mes activités au sein de Spirale dans les dernières années, j’ai eu la chance de pouvoir participer à la délégation l’AQOCI (dont Spirale est membre) au Forum social de Tunis du 24 au 28 mars prochain.

Ce week-end, après environ un mois de préparation (je me suis jointe au projet un peu à la dernière minute), je m’envolerai pour la Tunisie afin de participer au forum social. Je vous entend me demander: Un forum social? C’est quoi ça?

Honnêtement, je me suis lancée dans l’aventure au début février sans trop savoir dans quoi je m’embarquais. J’ai vu passer une invitation à faire partie de la délégation de l’AQOCI. Je me suis dis, un forum de discussion, un voyage en Afrique…Why not!?!?! C’est au fil des formations pré départ que j’ai constaté l’ampleur de l’évémement…

Il y a environ 14 ans que les forums sociaux mondiaux existent, les premiers ont eu lieu à Porto Alegre au Brésil en 2001 2002 2003 et 2005, Mumbai en Inde en 2004, Nairobi au Kenya en 2007, Bélèm au Brésil en 2009, Dakar au Sénégal en 2011, et Tunis en 2013.

Depuis 10 ans le FSM a permis aux mouvements sociaux de se structurer et de se renforcer, aux organisations d’échanger et de nouer des alliances, aux citoyens de prendre conscience des enjeux et de devenir des citoyens du monde socialement responsable et engagés dans leur communauté. Grâce à tout cela, la mouvance altermondialiste, diversifiée à la fois dans ses composantes et ses stratégies d’action, a contribué à de nombreuses avancées.

Les forums sociaux ne délivrent pas de déclaration finale, mais sont des espaces ouverts de débat d’idées et d’élaboration de projets. La règle principale des forums de discussion est qu’il n’y a pas de règle. On choisit un ou des ateliers qui nous intéressent, et on y participe tout simplement. Les ateliers ne sont pas des exposés magistraux, ce sont des discussions auxquelles ont peut participer, en fait on doit y participer, c’est ce qui rend l’expérience enrichissante.

Le forum social de Tunis en 2015 c’est:

Entre 70 000 et 80 000 participants

5000 organisations de 130 pays différents

Plus de 1500 ateliers regroupés sous 5 thèmes principaux:

Citoyenneté et éducation,

transitions écologiques, économiques et sociales,

Migrations

Réchauffements climatiques et gestion de l’eau,

Accès aux droits fondamentaux

Plusieurs délégations d’organismes bien connus des Québécois y participeront. Entre autre: CSN FTQ, UNIALTER, OXFAM Québec, l’AQOCI, Alternatives et plusieurs autres.

Bien sur, je ne peux pas parler du Forum sans parler des événements tragiques de mercredi dernier au musée du Bardo de Tunis ou 42 personnes ont été blessés et 22 personnes tuées lors de l’attentat revendiqué par l’État Islamique…j’ai remis en question ma participation au forum dans les heures qui ont suivi les événements. C’est certain qu’une petite crainte m’habite encore en ce moment, mais en même temps, les choses se sont calmées là bas au lendemain de l’attentat, la sécurité a été grandement renforcée et des mesures ont été prises au sein de la délégation québécoise afin de s’assurer d’une marche à suivre en cas de problème. Nous serons donc plus que jamais en sécurité et je suis convaincue que le maintient des activités durant le forum est primordiale, tout comme la participation des différents organismes personnes inscrites. Si nous laissons la peur nous gagner, nous laissons le terrorisme gagner. Tenons nous debout, affirmons notre refus du terrorisme et notre solidarité envers la Tunisie, seul pays du printemps arabe qui a su bien fonctionner suite à la révolution.

Je tâcherai de vous tenir au courant des activités durant le forum. Je serai sur place dès lundi!

Je vous laisse le lien du collectif de la société civile québécoise qui sera régulièrement mis è jour par les différents membres.

https://collectifquebecoisfsm.wordpress.com/2015/03/20/une-arrivee-tourmentee/

 

Eugénie

 

Fleurs inéquitables pour la St-Valentin

Les travailleuses et travailleurs des fleurs dans le monde voient leur conditions de travail bafouées pour produire des fleurs. À l’occasion de la St-Valentin, des quantités phénoménales de fleurs sont vendues, profitons-en pour dénoncer l’exploitation qui se cache derrière l’industrie des fleurs.

Sarah Charland Faucher a fait un magnifique documentaire sur le sujet.

De plus, le comité pour les droits humains en amérique latine a fait un document qui nous permet d’en savoir plus sur les conditions de travail qui se cachent derrière les fleurs qu’on achète.

 

 

Le coopération internationale solidaire

Le livre “La coopération internationale solidaire” a été lancé dans le cadre de la semaine du développement international.

C’est un livre à ajouter dans votre bilbiothèque.

http://www.puq.ca/catalogue/livres/cooperation-internationale-solidaire-2636.html

 

 

Vivre mieux ou le buen vivir?

Vivre mieux ou le buen vivir?

Dans un texte de l’agenda latinoamericana, Leonardo Boff nous présente la vision du buen vivir. On pourrait traduire le buen vivir par le vivre bien, mais cette traduction ne fait pas l’unanimité.

Boff dénonce donc la vision du vivre toujours mieux, supporter par une vision de la croissance infinie et l’importance du PIB (Produit intérieur brut) qui doit toujours augmenter. Malgré tout, certains osent penser autrement. C’est le cas du Boutan qui a inventé l’indice de bonheur intérieur brut. “Cet indice ne se mesure pas par des critères quatitatifs, mais qualitatifs comme la bonne gouvernance, la distribution équitable des excédents de l’agriculture de subsistance, de l’extraction végétale et de la vente d’énergie, la santé, l’éducation et tout spécialement, le bon niveau de coopération entre tous pour garantir la paix sociale.”

Cela fait partie de la mentalité du buen vivir, comme il est prôné en équateur ou en Bolivie dans la constitution. Le buen vivir a un objectif social commun alors que le vivre mieux implique une compétition au terme de laquelle il y a nécessairement des perdants. Le buen vivir implique aussi une vision globale de la Terre, de l’air, de l’eau, des animaux, etc. Le buen vivir nous invite à ne pas consommer plus que la Terre le permet.

Lisez l’article de Boff en espagnol ici: http://servicioskoinonia.org/agenda/archivo/obra.php?ncodigo=757

Voyager la conscience libre

Voyager la conscience libre

Texte écrit par Camille Bourassa

Après avoir effectué un stage de sensibilisation au Centre communautaire Oscar A. Romero, ma vision du tourisme a complètement changée. Puisque ma passion était le voyage, j’ai cherché des moyens de continuer à voyager, mais en intégrant un côté solidaire à mes gestes.

avion nicaragua ccoar

Les hôtels tout-inclus, les activités touristiques et tout ce qui touche à l’industrie du tourisme dit «classique» auraient beaucoup plus d’effets négatifs que ce que je pensais. Cette industrie désire surtout la rentabilité, et ce, en dépit de l’environnement et du développement des populations locales. Le tourisme alternatif semble être une solution pour tous les passionnés qui, tout comme moi, n’adhèrent pas aux valeurs du tourisme classique. Que ce soit par le tourisme durable, solidaire, social ou responsable, de nombreuses options s’offrent aux voyageurs qui ne veulent pas se confondre dans  la masse. Il est possible d’en apprendre sur un pays sans visiter des attractions touristiques. En effet, la rencontre, l’échange et la découverte d’autres cultures privilégient l’implication des populations locales et une répartition plus équitable des ressources générées tout en voyageant. Je crois sincèrement que c’est par l’échange avec la population qu’on apprend réellement l’histoire et la culture du pays dans lequel nous nous trouvons.

Pour tous ceux qui veulent voyager de manière solidaire, plusieurs ressources existent en ce qui a trait à l’hébergement et aux déplacements à l’étranger. Il suffit tout simplement de s’informer pour ensuite vivre un voyage plus près de la nature et des gens.

Le prochain gouvernement du monde selon Attali

Le prochain gouvernement du monde selon Attali

Texte écrit par Mylène Houle

Monsieur, Jacques Attali, est assurément une personne très développée au sens professionnel. Il est professeur, écrivain et conseiller d’État. Son cheminement professionnel peut en surprendre plus d’un! Il a été fondateur et premier président en poste de la Banque Européenne de la Reconstruction et du Développement à Londres durant les années 1991 à 1993. Il a également été un très proche conseiller du président de la république française en 1981 jusqu’à 1993. Cet homme cultivé a écrit de nombreuses pièces de théâtre ainsi que des biographies et quelques livres dont «La vie éternelle», «Au-delà de nulle part» et beaucoup d’autres.  Il a instauré une compagnie nommée, Planet Finance, où cette compagnie a pour but d’aider les plus démunis en leur prêtant de l’argent afin qu’ils continuent leur travail sans avoir à tenir compte d’une garantie de leur prêt.

Dans le livre, «Demain, qui gouvernera le monde? », Monsieur Attali nous fait part de l’évolution de la société à travers le temps et de ses quêtes de pouvoir afin de démontrer qui sera le survivant et l’unique dirigeant de demain, dans le monde, par le biais des guerres et des enjeux politiques et économiques. Il s’agit continuellement de savoir qui aura ce court privilège avant qu’une autre patrie, ne se l’apprivoise.

demain qui gouvernera le monde résumé du livre de Jacques Attali

Il est dur de déterminer qui deviendra le prochain gouvernement à affliger son autorité sur le monde, car chaque état devra faire face à plusieurs enjeux dont l’augmentation des inégalités, un accroissement de l’abaissement de l’environnement  et par le fait même, une réaction des plus violentes, des citoyens du monde, voulant la liberté des marchés financiers.

Maintenant en 2012, la population mondiale vie dans un monde devenu une réalité à part, où les ressources naturelles sont exploitées pratiquement jusqu’à l’extinction, où le progrès technologique se fait par des citoyens qui vendent et qui accumulent le profit au dépend de autres.

Dès 1803, tout s’accélère. La circulation des biens, des hommes et celle des idées et des mots également. En 1864, Marx note un écrit portant sur les statuts de la société. Il écrit singulièrement que les seigneurs dirigeants les terres se servent de leurs privilèges politiques pour garder les exclusivités économiques. Ils abusent de leurs pouvoirs dus à leurs plus grands stades dans la pyramide des classes sociales.

À partir de 1942, bien que les États-Unis soient entrés en guerre contre le dirigeant Hitler, il est évident de constater que les États-Unis ont de grande chance de sortir triomphant de cette affront et qu’ils vont rester en titre de gouvernement du monde.

Avançant dans le temps, plusieurs organisations sont créés dont le FMI (Fonds monétaire international) qui a pour but de favoriser une croissance économique stable dans le commerce international, de disposer des recours afin d’aider les pays confrontés à des obstacles de paiement, etc. Pour la première fois, la Terre est perçue comme étant étudiée comme un ensemble.

La population ne cesse d’accroître. Passant en 1930, de 2 milliards de personnes à 7 milliards d’habitants en 2011 ! La Chine devient une dictature de marché très importante sur le plan économique, politique et social. En 2000, tous les dirigeants des pays membres des Nations Unies se regroupent pour atteindre huit objectifs d’ici 2015 qui comporte à réduire la faim et à la pauvreté, donner une éducation au minimum primaire pour tous, encourager l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes, réduire la mortalité infantile en essayant d’améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme, un parasite mortel, garantir un environnement durable et mettre en place une coopération mondial pour le développement .

De 1914 jusqu’en 2011, les États-Unis renforcissent leur statut de nouvelle puissance mondiale en créant un monde selon leur profit politique, économique, militaire et social pour démontrer leurs importances comparativement aux autres peuples . Comme les antécédents dirigeants du monde, ils vont mettre le monde sous leur pouvoir autant dans les domaines de l’armée, des industries et des marchés que dans leur diplomatie. Mentionnons que ce ne sont pas les peuples qui sont en guerre, mais plutôt leurs dirigeants qui sont en quête de pouvoir.

La mondialisation entraîne une multitude de chocs dont celui de la Chine qui est considérée comme une puissance de marché et qui s’unie aux États-Unis pour former une nouvelle alliance : le G2. On peut également noter la crise financière qui a débuté aux États-Unis qui a pris une dimension mondiale et qui se continue encore aujourd’hui. Comme autre choc, le printemps arabe, qui grâce à l’internet, aux réseaux sociaux et aux téléphones mobiles  a su annoncer la décision de ses habitants aux changements. Prenons l’exemple de la Tunisie, de la Libye, de l’Égypte, de l’Algérie, du Yémen. Cette vague de changement ne fait que continuer dans son essor.

Qui dirige réellement le monde aujourd’hui? Cette puissance doit avoir une très grande armée, une richesse matérielle, une volonté de fer et une soif de pouvoir. Comme nous le distinguons, ce sont encore les États-Unis qui sont les grands dirigeants du monde. Notons que les États-Unis sont encore perçus comme un langage important dans certains domaines comme la technologie, le commerce, la science et la diplomatie.

Parlons de catastrophes qui pourraient toucher la planète à cause des actions humaines. Il pourrait y avoir une guerre nucléaire qui amènerait un épais nuage qui recouvrirait une bonne partie de la terre et qui pourrait faire descendre la température et persisté pendant des années voir des décennies . De plus, cela pourrait amener à une perte agricole considérable ainsi qu’une apparition d’une très grande et répandue famine. Ce qui pourrait arriver à cause des humains, est la rareté des richesses naturelles comme l’eau ainsi que la destruction de la nature environnante et bien sûr, l’apparition des tempêtes météorologiques incontrôlables, mais jusqu’à présent, l’être humain a toujours su se sauver de ses désastres en créant des moyens pour s’en sauver, mais comme l’histoire l’a démontrée, les civilisations se sont succédées et les plus fortes au changement ont su résister et s’adapter.

Un bon gouvernement du monde sera ouvert sur plusieurs facettes. Il pourra prendre des décisions justes et équitables en ayant conseillé tous ses membres et par le fait de penser à la société en général. Pas seulement, sur une classe particulière, mais sur les intérêts des gens. D’ailleurs, il devra écouter la nature qui l’entoure et y faire attention, car elle est primordiale. S’il décide de déclencher une guerre, il devra faire attention aux actes de ses choix. Les gaz à effets de serre et les bombes nucléaires peuvent gravement endommager la nature et cela peut être irréversible. Il devra savoir gérer les nouveaux impacts de la mondialisation comme l’accroissement de la population et trouver des moyens efficaces pour la nourrir, la loger convenablement et l’éduquer comme il se doit. Il devra développer ses technologies pour pouvoir suivre le rythme accéléré dans lequel il vit et répondre aux demandes des consommateurs.

En conclusion, notons que le prochain gouvernement aura à prendre en compte beaucoup de choses sur plusieurs plans. Il devra faire attention à la population croissante et trouver des moyens pour la nourrir. Il doit d’ailleurs avoir de bonnes relations avec le plus de pays possible pour maintenir la paix mondiale et éviter un nouveau carnage international qui pourrait mettre en œuvre des nouvelles technologies comme la nanotechnologie, les armes de destruction massive ou bien le nucléaire qui pourraient créer un énorme débalancement de la planète et de son environnement tout entier.

Comme l’auteur l’a mentionné, rien n’est permanent et tout est dû au changement. Espérons que le prochain gouvernement saura s’éclairer judicieusement et permettre de s’allier avec les bons partis pour permettre au monde entier de vivre dans une air dès plus sécuritaire et des plus libres qu’il n’ait jamais exister.

Les travailleurs derrière nos vêtements

En avril dernier, plus de 500 travailleurs d’un atelier de misère (sweatshop) au Bangladesh sont morts alors que l’usine où ils travaillaient s’est effondrée. Ce terrible accident refait surgir le dossier de l’exploitation des travailleurs du Sud pour nous permettre d’acheter à bas prix.

Que peut-on faire contre l’industrie de la misère dans le secteur du textile?

1- S’informer: Guide du vêtement responsable d’Équiterre

2- S’indigner: Appuyez les campagnes de pression d’éthique sur étiquette

3-S’impliquer: Acheter des vêtements responsables (équitables, recyclés ou faits au Québec)

Et plus encore! à vous de trouver…

En complément vidéo: la conférence du Centre Romero sur les maquilas du Nicaragua en espagnol (avec la traduction en français de Santiago).