Vivre mieux ou le buen vivir?

Vivre mieux ou le buen vivir?

Dans un texte de l’agenda latinoamericana, Leonardo Boff nous présente la vision du buen vivir. On pourrait traduire le buen vivir par le vivre bien, mais cette traduction ne fait pas l’unanimité.

Boff dénonce donc la vision du vivre toujours mieux, supporter par une vision de la croissance infinie et l’importance du PIB (Produit intérieur brut) qui doit toujours augmenter. Malgré tout, certains osent penser autrement. C’est le cas du Boutan qui a inventé l’indice de bonheur intérieur brut. “Cet indice ne se mesure pas par des critères quatitatifs, mais qualitatifs comme la bonne gouvernance, la distribution équitable des excédents de l’agriculture de subsistance, de l’extraction végétale et de la vente d’énergie, la santé, l’éducation et tout spécialement, le bon niveau de coopération entre tous pour garantir la paix sociale.”

Cela fait partie de la mentalité du buen vivir, comme il est prôné en équateur ou en Bolivie dans la constitution. Le buen vivir a un objectif social commun alors que le vivre mieux implique une compétition au terme de laquelle il y a nécessairement des perdants. Le buen vivir implique aussi une vision globale de la Terre, de l’air, de l’eau, des animaux, etc. Le buen vivir nous invite à ne pas consommer plus que la Terre le permet.

Lisez l’article de Boff en espagnol ici: http://servicioskoinonia.org/agenda/archivo/obra.php?ncodigo=757

Le malinche

Le malinche

Le Malinche est un des arbres les pus colorés du monde. Il fleuri au Nicaragua alors que les pluie commences.

L’arbre est originaire de Madagascar, mais il pousse maintenant un peu partout dans le monde, surtout en Amérique latine.Ses fruits ressemblent à des fèves géantes qui, une fois séchées, peuvent être utilisées comme maracas naturels.

Son nom scientifique est Delonix regia, mais au Nicaragua on l’appelle Malinche en référence à la Malinche, une femme autochtone qui a participé à la conquête espagnol qui portait toujours un manteau rouge brillant.

Ceux qui sont passés au Centre Romero au début de la saison des pluies se rappelleront sûrement de l’avoir vu!

 

arbre du Nicaragua: le malinche au CCOAR

Agenda latinoamericana

Agenda latinoamericana

 

 

 

Connaissez-vous l’Agenda latinoaméricain (Agenda latinoamericana)? Il s’agit d’un agenda conventionnel à l’intérieur duquel des textes sont publiés par des auteurs latinoaméricains.

Cette année, par exemple, le thème était “une autre économie” avec pour trame de fond les réclamations du mouvement des indignés. Les textes sont courts et ils peuvent êtres complétés à l’aide de documents complémentaires et de vidéo sur le sitede l’agenda: http://latinoamericana.org

Les textes sont disponibles en espagnol, anglais, portugais, catalan et italien.

Suggestion de lecture parmi les textes 2013: “No hay dinero para el hambre ni para los pobres, pero sí para los bancos” de Manfred Max-Neef

 

 

Agenda latinoamericana buen vivir convivir

 

Recette: Indio viejo

Recette: Indio viejo

La recette est vieille de plus de 500 ans, elle était cuisinée par les autochtones
nicaraguayens. La légende veut que si on appelle ce plat indio viejo (viel indien), c’est de la faute des espagnols. Bien éduqués, les autochtones accueillirent les espagnols en leur offrant à manger.  Les espagnols, un peu profiteurs, ont commencé à aller manger chez les indigènes. Par politesse, ils les servaient tous les jours. Un jour les autochtones se sont fâchés, mais ils ne
voulaient pas dire pourquoi aux espagnols. Un jour, un espagnol demande “qu’est-ce
que vous mangez?”. Alors un des indigènes à répondu, hier un vieux et mort, alors on
le cuisine aujourd’hui. Voulez-vous en manger?” Bien sûr l’espagnol a rebroussé
chemin. Il semble que la stratagème ait fonctionné parce qu’on mange
encore l’indio viejo (le vieil indien), même s’il n’a jamais été question de
cuisine cannibale!

recette indio viejo nicaragua
Ingrédients
15 t. d’eau
3 lb de boeuf
5 tomates petites (style italiennes)
3 gousses d’ail
4 c. thé paprika
2 poivrons rouges
2 oignons
1/2 t de naranja agria (ou 2 oranges et 2 citrons)
10-15 feuilles menthe fraîche
sel
2 t. maseca

Préparation
1. Faire cuire la viande dans l’eau avec 1 oignon et l’ail
2. Dans un autre chaudron, revenir 1 oignon et le poivron. Ajouter la viande cuite
sans l’eau. saler
3. Prendre 2 tasses de maseca et mélanger avec 2t de bouillon de boeuf. Ajouter 3-4
c. thé de paprika.
4. Ajouter le mélange de farine de maïs à la viande.
5. Ajouter du bouillon de boeuf jusqu’à un consistance intéressante. ça ne doit aps
être trop sec.
6. Ajouter la naranja agria (ou l’équivalent de 2 oranges et 2 citrons)
7. Ajouter les feuilles de menthe
8. Servir avec du riz et du plaintain mûr bouilli

En vidéo (espagnol): https://www.youtube.com/watch?v=YgFFLuSSMd4

Eau du Nicaragua: potable et accessible?

Eau du Nicaragua: potable et accessible?

La Prensa nicaraguayenne a réalisé un reportage sur l’accessibilité de l’eau au Nicaragua. Voici un résumé en français de l’article en espagnol disponible ici: http://www.laprensa.com.ni/2013/05/20/reportajes-especiales/147293-agua-que-se

 

Un rapport nous apprend qu’en zone rurale au Nicaragua, 36% de la population n’est pas desservie en eau potable. De plus, 42% des sources d’eau potable ne livrent pas suffisamment d’eau, particulièrement pendant la saison sèche (novembre à avril).

Pourtant, la loi 620 au Nicaragua, une loi sur l’Eau, prévoit qu’il faut planifier des sources d’eau pour la consommation humaine sur une période de 25 ans. Malheureusement, ni les maires ni les autorités nationales pour l’eau n’appliquent cette loi.

Enfin, l’article souligne que là où il y a de l’eau, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Pour Ruth Selma Herrera, l’entretient des système de distribution d’eau en milieu rural est mis en suspend par l’État. Un peu ironique pour un pays qui s’appelle le Nicaragua.

 

Voyager la conscience libre

Voyager la conscience libre

Texte écrit par Camille Bourassa

Après avoir effectué un stage de sensibilisation au Centre communautaire Oscar A. Romero, ma vision du tourisme a complètement changée. Puisque ma passion était le voyage, j’ai cherché des moyens de continuer à voyager, mais en intégrant un côté solidaire à mes gestes.

avion nicaragua ccoar

Les hôtels tout-inclus, les activités touristiques et tout ce qui touche à l’industrie du tourisme dit «classique» auraient beaucoup plus d’effets négatifs que ce que je pensais. Cette industrie désire surtout la rentabilité, et ce, en dépit de l’environnement et du développement des populations locales. Le tourisme alternatif semble être une solution pour tous les passionnés qui, tout comme moi, n’adhèrent pas aux valeurs du tourisme classique. Que ce soit par le tourisme durable, solidaire, social ou responsable, de nombreuses options s’offrent aux voyageurs qui ne veulent pas se confondre dans  la masse. Il est possible d’en apprendre sur un pays sans visiter des attractions touristiques. En effet, la rencontre, l’échange et la découverte d’autres cultures privilégient l’implication des populations locales et une répartition plus équitable des ressources générées tout en voyageant. Je crois sincèrement que c’est par l’échange avec la population qu’on apprend réellement l’histoire et la culture du pays dans lequel nous nous trouvons.

Pour tous ceux qui veulent voyager de manière solidaire, plusieurs ressources existent en ce qui a trait à l’hébergement et aux déplacements à l’étranger. Il suffit tout simplement de s’informer pour ensuite vivre un voyage plus près de la nature et des gens.

Le 30 sous de Sarah

Sarah, une participante à la campagne du 30 sous, nous explique son truc pour participer à la campagne du 30 sous. Elle est aussi réalisatrice du documentaire “À fleur de peau“.

Sarah Charland Faucher

Soyez le prochain à participer: https://groupe-spirale.org/?page_id=1653

Ou envoyez-nous votre témoignage comme Sarah.

 

 

Recette: Buñuelos

Recette: Buñuelos

Peut-être aurez-vous eu la chance de cuisiner de buñuelos avec Antonia au CCOAR? Il est facile de faire la même recette au Québec. On peut même remplacer le miel de canne par du sirop d’érable.

Ingrédients

2 lbs de Manioc (le manioc se trouve frais ou congeler, il est de plus en plus facile de le trouver dans les épiceries. Si vous ne le trouver pas dans un marché conventionnel, il y en aura à l’épicerie asiatique, latina ou africaine)
¾ lb de Fromage frais (type feta)
1 œuf
¼ lb de beurre
¼ tasse riz cru
1 tasse sucre

Préparation
1. Râpé ou mettre le manioc au robot culinaire.

2. Émietter le fromage et l’ajouter au manioc et mélanger avec les autres ingrédients.

3. Faire des boule et les frire dans l’huile

4. Manger avec du sirop d’érable. (ou faire un miel avec de l’eau, du sucre, cannelle citron)

buñuelos ccoar nicaragua yuca

Le prochain gouvernement du monde selon Attali

Le prochain gouvernement du monde selon Attali

Texte écrit par Mylène Houle

Monsieur, Jacques Attali, est assurément une personne très développée au sens professionnel. Il est professeur, écrivain et conseiller d’État. Son cheminement professionnel peut en surprendre plus d’un! Il a été fondateur et premier président en poste de la Banque Européenne de la Reconstruction et du Développement à Londres durant les années 1991 à 1993. Il a également été un très proche conseiller du président de la république française en 1981 jusqu’à 1993. Cet homme cultivé a écrit de nombreuses pièces de théâtre ainsi que des biographies et quelques livres dont «La vie éternelle», «Au-delà de nulle part» et beaucoup d’autres.  Il a instauré une compagnie nommée, Planet Finance, où cette compagnie a pour but d’aider les plus démunis en leur prêtant de l’argent afin qu’ils continuent leur travail sans avoir à tenir compte d’une garantie de leur prêt.

Dans le livre, «Demain, qui gouvernera le monde? », Monsieur Attali nous fait part de l’évolution de la société à travers le temps et de ses quêtes de pouvoir afin de démontrer qui sera le survivant et l’unique dirigeant de demain, dans le monde, par le biais des guerres et des enjeux politiques et économiques. Il s’agit continuellement de savoir qui aura ce court privilège avant qu’une autre patrie, ne se l’apprivoise.

demain qui gouvernera le monde résumé du livre de Jacques Attali

Il est dur de déterminer qui deviendra le prochain gouvernement à affliger son autorité sur le monde, car chaque état devra faire face à plusieurs enjeux dont l’augmentation des inégalités, un accroissement de l’abaissement de l’environnement  et par le fait même, une réaction des plus violentes, des citoyens du monde, voulant la liberté des marchés financiers.

Maintenant en 2012, la population mondiale vie dans un monde devenu une réalité à part, où les ressources naturelles sont exploitées pratiquement jusqu’à l’extinction, où le progrès technologique se fait par des citoyens qui vendent et qui accumulent le profit au dépend de autres.

Dès 1803, tout s’accélère. La circulation des biens, des hommes et celle des idées et des mots également. En 1864, Marx note un écrit portant sur les statuts de la société. Il écrit singulièrement que les seigneurs dirigeants les terres se servent de leurs privilèges politiques pour garder les exclusivités économiques. Ils abusent de leurs pouvoirs dus à leurs plus grands stades dans la pyramide des classes sociales.

À partir de 1942, bien que les États-Unis soient entrés en guerre contre le dirigeant Hitler, il est évident de constater que les États-Unis ont de grande chance de sortir triomphant de cette affront et qu’ils vont rester en titre de gouvernement du monde.

Avançant dans le temps, plusieurs organisations sont créés dont le FMI (Fonds monétaire international) qui a pour but de favoriser une croissance économique stable dans le commerce international, de disposer des recours afin d’aider les pays confrontés à des obstacles de paiement, etc. Pour la première fois, la Terre est perçue comme étant étudiée comme un ensemble.

La population ne cesse d’accroître. Passant en 1930, de 2 milliards de personnes à 7 milliards d’habitants en 2011 ! La Chine devient une dictature de marché très importante sur le plan économique, politique et social. En 2000, tous les dirigeants des pays membres des Nations Unies se regroupent pour atteindre huit objectifs d’ici 2015 qui comporte à réduire la faim et à la pauvreté, donner une éducation au minimum primaire pour tous, encourager l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes, réduire la mortalité infantile en essayant d’améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme, un parasite mortel, garantir un environnement durable et mettre en place une coopération mondial pour le développement .

De 1914 jusqu’en 2011, les États-Unis renforcissent leur statut de nouvelle puissance mondiale en créant un monde selon leur profit politique, économique, militaire et social pour démontrer leurs importances comparativement aux autres peuples . Comme les antécédents dirigeants du monde, ils vont mettre le monde sous leur pouvoir autant dans les domaines de l’armée, des industries et des marchés que dans leur diplomatie. Mentionnons que ce ne sont pas les peuples qui sont en guerre, mais plutôt leurs dirigeants qui sont en quête de pouvoir.

La mondialisation entraîne une multitude de chocs dont celui de la Chine qui est considérée comme une puissance de marché et qui s’unie aux États-Unis pour former une nouvelle alliance : le G2. On peut également noter la crise financière qui a débuté aux États-Unis qui a pris une dimension mondiale et qui se continue encore aujourd’hui. Comme autre choc, le printemps arabe, qui grâce à l’internet, aux réseaux sociaux et aux téléphones mobiles  a su annoncer la décision de ses habitants aux changements. Prenons l’exemple de la Tunisie, de la Libye, de l’Égypte, de l’Algérie, du Yémen. Cette vague de changement ne fait que continuer dans son essor.

Qui dirige réellement le monde aujourd’hui? Cette puissance doit avoir une très grande armée, une richesse matérielle, une volonté de fer et une soif de pouvoir. Comme nous le distinguons, ce sont encore les États-Unis qui sont les grands dirigeants du monde. Notons que les États-Unis sont encore perçus comme un langage important dans certains domaines comme la technologie, le commerce, la science et la diplomatie.

Parlons de catastrophes qui pourraient toucher la planète à cause des actions humaines. Il pourrait y avoir une guerre nucléaire qui amènerait un épais nuage qui recouvrirait une bonne partie de la terre et qui pourrait faire descendre la température et persisté pendant des années voir des décennies . De plus, cela pourrait amener à une perte agricole considérable ainsi qu’une apparition d’une très grande et répandue famine. Ce qui pourrait arriver à cause des humains, est la rareté des richesses naturelles comme l’eau ainsi que la destruction de la nature environnante et bien sûr, l’apparition des tempêtes météorologiques incontrôlables, mais jusqu’à présent, l’être humain a toujours su se sauver de ses désastres en créant des moyens pour s’en sauver, mais comme l’histoire l’a démontrée, les civilisations se sont succédées et les plus fortes au changement ont su résister et s’adapter.

Un bon gouvernement du monde sera ouvert sur plusieurs facettes. Il pourra prendre des décisions justes et équitables en ayant conseillé tous ses membres et par le fait de penser à la société en général. Pas seulement, sur une classe particulière, mais sur les intérêts des gens. D’ailleurs, il devra écouter la nature qui l’entoure et y faire attention, car elle est primordiale. S’il décide de déclencher une guerre, il devra faire attention aux actes de ses choix. Les gaz à effets de serre et les bombes nucléaires peuvent gravement endommager la nature et cela peut être irréversible. Il devra savoir gérer les nouveaux impacts de la mondialisation comme l’accroissement de la population et trouver des moyens efficaces pour la nourrir, la loger convenablement et l’éduquer comme il se doit. Il devra développer ses technologies pour pouvoir suivre le rythme accéléré dans lequel il vit et répondre aux demandes des consommateurs.

En conclusion, notons que le prochain gouvernement aura à prendre en compte beaucoup de choses sur plusieurs plans. Il devra faire attention à la population croissante et trouver des moyens pour la nourrir. Il doit d’ailleurs avoir de bonnes relations avec le plus de pays possible pour maintenir la paix mondiale et éviter un nouveau carnage international qui pourrait mettre en œuvre des nouvelles technologies comme la nanotechnologie, les armes de destruction massive ou bien le nucléaire qui pourraient créer un énorme débalancement de la planète et de son environnement tout entier.

Comme l’auteur l’a mentionné, rien n’est permanent et tout est dû au changement. Espérons que le prochain gouvernement saura s’éclairer judicieusement et permettre de s’allier avec les bons partis pour permettre au monde entier de vivre dans une air dès plus sécuritaire et des plus libres qu’il n’ait jamais exister.

Recette: Cosa de horno (pererreque)

Recette: Cosa de horno (pererreque)

Connaissez-vous la Cosa de horno (pererreque)? C’est un gâteau au maïs que vous aurez peut-être pu déguster dans un lieu touristique du Nicaragua.

Ingrédients:

2 tasses de farine de maïs jaune*

1 tasse de lait
1/4 lb (1/2 tasse) de beurre mou (mais pas fondu)
4 oeufs
1 1/4 tasse sucre
3 c. thé de poudre à pâte
1 tasse de fromage feta émietté (environ un pot de 200 gr)

Préparation:

Mélanger la farine et le lait. Dans un autre bol, mélanger le beurre, les oeufs et le sucre. Ajouter le mélanger d’oeufs au mélange de farine et y ajouter le reste des ingrédients.

Placer dans un moule carré de 9×9 avec un papier sulfurisé (papier parchemin) ou beurrer le moule. Laisse cuire 50 minutes à 350°F ou jusqu’à ce qu’un couteau ressorte propre si on l’insère dans le gâteau. Le gâteau sera alors bien doré.

* Il existe plusieurs mouture de farine de maïs jaune. Si vous avez le choix, prenez une mouture fine.